Le ministre bruxellois de la Mobilité s'attaque à Uber

Les taxis bruxellois entendus par leur ministre de tutelle
Les taxis bruxellois entendus par leur ministre de tutelle - © RTBF

Uber, c'est ce service qui met en relation des chauffeurs non-professionnels avec des clients potentiels. Service qui fait forcément de l'ombre aux taxis traditionnels. Uber a déjà été condamnée par le tribunal de Commerce de Bruxelles. Pourtant, le service fonctionne toujours. Depuis mercredi, les taximen ont même remis la pression sur le ministre bruxellois de la Mobilité. Certains affichent sur leur taxi une banderole "ceci n'est pas un taxi clandestin!". Apparemment, leur message a été entendu. Pascal Smet va prendre des mesures dès ce vendredi.

En avril dernier, le tribunal de commerce de Bruxelles ordonnait à Uber de cesser ses activités. Mais depuis le service n'a fait que se développer dans la capitale. Et à peine 20 chauffeurs ont été sanctionnés. Pascal Smet souhaite donc avant tout améliorer la répression. "On va généraliser le système de contrôle. Mais à partir de maintenant nous ne ferons plus appel à des huissiers de justice pour constater les infractions mais à des clients mystères. Et sur cette base on peut dresser des procès-verbaux et continuer de confisquer des voitures".

Parallèlement, le ministre compte aussi introduire une plainte au pénal. Et ce afin qu'un juge d'instruction puisse faire toute la lumière sur les pratiques de Uber. Mais ce n’est pas tout, Pascal Smet compte bien agir aussi sur internet. "Je vais demander à la Computer Crime Unit de la police fédérale de faire fermer le site Uber en Belgique, puisque c’est illégal. En même temps, la source de tous les problèmes, c’est l’application pour smartphone qui est offert par Apple Store et Google Store. Je crois qu’il est grand temps de leur dire que ce qu’il offre à leurs clients va à l’encontre de la loi chez nous".

Autrement dit, le site internet pourrait être fermé par les autorités belges. Par contre pour faire retirer l'application, cela risque d’être plus compliqué puisqu’il faudra passer par Google. Or le géant américain de l’informatique est le principal actionnaire de Uber. Il y a donc très peu de chance qu’il obtempère aux injonctions belges.

Geoffroy Fabré

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