Le Meyboom: une tradition de 710 ans à la bière et... au lard !

C'est une course contre la montre folklorique. A 17h ce jeudi, les membres de la confrérie des Compagnons de Saint-Laurent doivent impérativement avoir planté le Meyboom dans le centre-ville. Faute de quoi, les Bruxellois perdront le droit de planter chaque 9 août un arbre de joie, au profit des Louvanistes. Autrement dit, le malheur s'abattrait pour un an sur  la capitale !

Le Meyboom, c'est une tradition du folklore bruxellois qui se déroule cette année pour la 710ème fois. Il commémore une victoire des Bruxellois sur les Louvanistes au Moyen-âge suite à un conflit de taxe à propos... de la bière !

Et la bière justement, elle coule à flot lors de la journée. Les Compagnons de Saint-Laurent se retrouvent traditionnellement dès 6h30 dans un café de Schaerbeek. Certains commencent la journée avec une tasse de café ou un verre d'eau, mais la plupart optent déjà pour une petite mousse. "C'est la tradition", nous glisse l'un des membres qui arbore fièrement le polo rouge de la confrérie. "La première de la journée à 7h. La dernière ? Je ne sais pas, ce sera sans doute beaucoup plus tard", rigole-t-il. "Mais ne vous en faites pas, on tiendra le coup jusqu'au bout".

L'omelette pour prendre des forces

Pour accompagner ces rafraîchissements, des crépitements et une longue file à l'extérieur du café. On prépare une omelette au lard, autre incontournable du Meyboom, autre indispensable même selon Francis, 80 ans et toujours là depuis 1983. "J'ai dû déménager à Charleroi il y a quelques années pour raisons familiales. Pour venir au Meyboom, je me suis donc levé à 4h30 afin de prendre le train. L'omelette, ça fait du bien".

Un plantage 100% garanti

Vers 7h30, tout le monde quitte le café schaerbeekois pour monter dans un bus. Direction le Bois de la Cambre où l'arbre choisi sera coupé. Ensuite, le groupe commencera son -très long- tour avec arrêt dans des administrations communales et (aussi) pas mal de cafés de la capitale. Le Meyboom, l'arbre de joie, sera planté au croisement de la rue des sables et de la rue du Marais, à quelques pas de la Grand Place. Impérativement donc avant 17h. "N'ayez pas peur, il n'y aura aucun problème", promet Jan Brusten le président de la confrérie. "Si par exemple un gros orage devait s'abattre sur la ville juste au moment de tenter de planter l'arbre, un peu avant 17h, on a prévu un plan de réserve. Un arbre plus petit ou même une branche que l'on pourra planter à la place. Pas question de risquer d'avoir un problème et le malheur pour un an sur Bruxelles".

Verdict en fin d'après-midi.

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