Le mess provincial est un gouffre financier, la province cherche un repreneur

Le mess provincial est à remettre
Le mess provincial est à remettre - © Colette Jaspers

Le mess provincial de Namur a fermé ses portes il y a quelques jours. Il faut dire que ce restaurant était un gouffre financier depuis onze ans. D'abord pour la province elle-même, ensuite pour l'opérateur privé qui avait repris l'activité.

Tout commence fin des années 90, le mess de la province cartonne à Salzinnes sur les hauteurs de Namur mais la salle est étroite, à peine quelques dizaines de places. L'idée germe alors chez les élus de construire plus grand, tout en restant à Salzinnes puisque la province y possède justement le terrain idéal. Ce sera déjà ça en moins à payer, la bonne affaire se dit-on.

En Juin 99, on inaugure donc un bâtiment flambant neuf de plus de 3 millions d'euros. Mais il faut vite déchanter. La fréquentation ne dépasse pas celle de l'ancien mess et les coûts d'exploitation et de chauffage explosent. Au total le mess fera 500 000 euros de pertes chaque année, pendant neuf ans. Soit 4,5 millions d'euros.

En 2008 un privé accepte de reprendre ce mess et tente d'élargir la clientèle. Là aussi c'est l'échec. Aujourd'hui, l'entreprise jette l'éponge avec un peu de rancœur et beaucoup de pertes.

Le bâtiment revient donc à la province. Elle va tenter de retrouver un repreneur. Pour rendre l'offre plus intéressante, la province fait un paquet global : une reprise du mess et de la cafétéria du campus provincial, situé dans l'ancien séminaire à Salzinnes, à côté de la future cité administrative de la province.

C.J avec Bruno Schmitz

 

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