Le Lycée Guy Cudell fête les 70 ans de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme

Il y a 70 ans,  l'Assemblée générale des Nations-Unies adoptait la déclaration universelle des droits de l'homme. Pour l'occasion, un appel à projet a été lancé auprès des écoles de la fédération Wallonie Bruxelles. Le but: la faire connaître aux plus jeunes. Mission réussie à Bruxelles au Lycée Guy Cudell de Saint-Josse.

Au Lycée Guy Cudell de Saint-Josse, les droits de l'homme s'affichent dans toutes les langues dans les couloirs. Et dans les classes, une quarantaine de nationalités se côtoient. Cette déclaration universelle , c'est une sorte de langage commun à tous. Alors quand l'association belge pour les Nations-Unies a lancé un appel à projet autour de cette thématique, Catherine Buisseret, professeur de Français a sauté sur l'occasion.

Assise au beau milieu de ses élèves, elle leur pose la question: "Il y a un grand événement qui s'annonce le 10 décembre. Quel est cet événement? C'est en plein milieu de vos examens." Timidement, une élève répond: "Les 70 ans de la déclaration universelle des droits de l'homme." Une réponse qu'en fait, tout le monde connaît car cela fait un an et demi que les élèves de la 3e à la 7e y travaille en classe.

Dans les couloirs, ils l'ont incarnée via des portraits des grandes figures de la lutte pour la défense des droits humains. Rosa Parks, Simone Veil, Gisèle Alimi, Janusz Korczak... A leurs côté, les articles pour lesquels ils se sont battus: interdiction de la torture, liberté de penser, droit à l'éducation... C'est le projet Mursmurs. "On s'est dit qu'on allait utiliser les murs qui séparent et les détourner de leur fonction en y affichant les valeurs universelles, explique la professeur de français. On en a fait des outils pédagogiques."

Imane, élève de rhéto a choisi de dresser le portrait de Malala. "Malala est une Pakistanaise, se reméme-t-elle son cours. Elle a combattu pour le droit à l'éducation car elle a été témoin quand elle était plus jeune de la violence des talibans envers les petites filles dans son école."

Un voyage à Strasbourg

En mars dernier, les élèves sont allés à Strasbourg pour visiter le Conseil de l'Europe et la Cour européenne des droits de l'Homme. Les élèves ont réalisé un film autour de ce voyage aidé par le photographe Bertrand Vandeloise. On y voit Hanane, alors élève de 5e année qui explique pourquoi ils sont là: "C'est pour connaître les étapes de nos droits, explique-t-elle. La Cour européenne des droits de l'Homme, c'est le dernier recours si nos droits ne sont pas respectés en Belgique."

Résultat: les élèves peuvent aujourd'hui parler de la déclaration universelle des droits de l'homme avec leurs propres mots. 

"C'est un acquis qu'on a dès la naissance. C'est important de la connaître", commente Hind Malzi.

Pour Hanane, il ne faut pas non plus idéaliser la situation. "Malheureusement, tous nos droits ne sont pas tous respectés. Par exemple, le racisme existe encore en Belgique."

Pour Hajar, c'est important de les connaître pour pouvoir se protéger. "Si je vois quelque chose d'injuste qui se passe dans la rue par exemple, je pourrai intervenir. C'est comme une armure àcondition de bien connaître nos droits."

Un travail de longue haleine mené par plusieurs professeurs dans cette école. Catherine Buisseret l'a coordonné: "On ne transmet pas les droits de l'Homme avec des armes, à coups de poing et de marteau. C'est par l'éducation et l'enseignement", répond la professeure passionnée.

Les élèves ont même imaginé une chanson: une dernière façon de faire résonner la déclaration sur les murs de leur école.
 

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