Le luxe est-il en péril sur l'avenue Louise à Bruxelles?

L’avenue Louise est "en train de s’uniformiser", selon le patron d’Atrium.
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L’avenue Louise est "en train de s’uniformiser", selon le patron d’Atrium. - © Flickr – R/DV/S

Généralement, on associe le quartier Louise aux boutiques et au commerce de luxe. Mais cela pourrait changer, notamment à cause de la venue des grandes enseignes.

Dans le goulet de l'avenue Louise, on trouve bien sûr des commerces qui proposent un petit pull soldé à 350 euros mais il y en a de moins en moins. De grandes enseignes s'installent aussi (Zara, Esprit, H&M…).

Nadine Salembier tient un salon d'esthétique situé au boulevard de Waterloo, et ces nouveaux commerces, elle les voit plutôt d'un bon œil. "Les grandes chaînes apportent un passage plus important. Cela permet aux clientes de venir rêver et même – parfois – d’acheter."

Alain Serneels tient, lui, un magasin de jouets renommé, avenue Louise. "Toutes les grandes enseignes ont voulu prendre une part du gâteau sur cet emplacement de luxe."

Et selon lui, cet intérêt des grandes chaînes a provoqué une flambée des loyers : 30 voire 40 000 euros par mois. A ce prix-là, c'est la disparition des commerces indépendants qui ont fait la renommée du quartier. Le shopping sur l’avenue Louise ressemblera bientôt au shopping... partout ailleurs. "Si je me promène à Paris ou à Londres, on retrouve le même type de commerces, avec le même type de présentation, de vitrine…"

Arnault Texier, le directeur général d'Atrium (l'agence bruxelloise pour le commerce) fait le même constat : "Là, on est en train d’uniformiser. En termes d’offre et d’attraction, on s’y perd."

Atrium voudrait dès lors que la Région bruxelloise se penche sur l'avenir commercial du quartier et lui maintienne une forme de prestige qui continue de faire rêver.

Véronique Fievet

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