Le Jyva'Zik installe son "temple de la fête" dans l'ancienne brasserie Vieux-Temps à Mont-Saint-Guibert

Entre 2000 et 2500 festivaliers sont attendus vendredi et samedi au Jyva'Zik
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Entre 2000 et 2500 festivaliers sont attendus vendredi et samedi au Jyva'Zik - © Arnaud de Brye - Jyva'Zik

L’ancien bâtiment industriel est caché dans le centre de Mont-St-Guibert. A première vue, il ne paie pas de mine. Les organisateurs du festival Jyva’Zik y ont pourtant trouvé l’espace idéal. "C’est un lieu chargé d’histoire. On est dans l’ancienne brasserie Grade, qui brassait la Vieux-Temps, rappelle Arnaud de Brye, le coordinateur de l’événement. On est dans un entrepôt de 9000 mètres carrés, ce qui n’est pas rien. Même si on n’occupe pas tout, cela nous permet aussi d’avoir du dégagement. On est aussi surtout dans un lieu un peu underground, qui casse les codes. Et cela fait vraiment partie de notre identité".

C’est un lieu très inspirant au niveau de la scénographie

Festival à l’ambiance swing et vintage, véritable voyage dans le temps inspiré des fêtes décadentes de Gastby le Magnifique, des années folles et de la Prohibition, le Jyva’Zik est depuis douze ans un événement qui accueille plusieurs milliers de personnes dans le Brabant wallon. Ces quatre dernières années, il occupait le PAM Expo de Court-Saint-Etienne, un lieu que l’équipe ne trouvait pas assez adapté à son projet. "Du fait de sa configuration, on ne pouvait pas y agencer l’espace et placer nos différentes scènes comme ici, explique Eva Madeira, coordinatrice de l’équipe en charge de la décoration. Cette ancienne brasserie a complètement ouvert le champ des possibles, ce qui nous permet de proposer autre chose aux festivaliers. Ici, c’est tellement grand qu’on a pu choisir la configuration de A à Z, ce qui a été très inspirant au niveau de la scénographie". Pour cette édition, les décorateurs se sont donc laissé aller à leurs envies les plus folles, en installant un véritable village dans l’ancien bâtiment industriel. "Tout le monde s’active pour y parvenir d’ici l’ouverture vendredi, on ne va plus reconnaître la brasserie !", s’enthousiasme-t-elle, à moins de deux jours de l’arrivée des premiers festivaliers.

Le petit frère d’Esperanzah

Le public sera accueilli ce vendredi et ce samedi dans une gare grandeur nature. Il cheminera ensuite vers le village, avec sa banque, son hôtel de ville, son église et ses bars. "L’idée est de récréer ce qui était autrefois le temple de la fête, qu’on va faire revivre le temps d’un week-end", explique Eva. Pour y parvenir, des dizaines de peintres, menuisiers, électriciens et couturières bénévoles peaufinent le décor dans les moindres détails. Certains éléments de décor ont été récupérés d’autres éditions du festival, d’autres ont été chinés. "On modifie, on adapte. Cela participe à notre ambiance vintage, mais aussi à notre volonté de respecter nos valeurs de développement durable", insiste la décoratrice. Car derrière le festival Jyva’Zik se cache l’équipe du festival Esperanzah. "Ce sont deux identités très tranchées, deux ambiances très différentes, souligne Arnaud de Brye. Mais les deux ont des valeurs communes, basées sur l’écologie et le social : on privilégie le circuit court, on trie les déchets, on essaie d’avoir les prix les plus démocratiques possible, en proposant notamment un accès aux bénéficiaires de l’article 27. Evidemment, on gagnerait plus d’argent en travaillant avec de gros groupes brassicoles mais ce n’est pas le modèle qu’on veut". C’est aussi pour cela que le festival n’a pas de véritables têtes d’affiche. L’ambiance et la découverte sont privilégiées, avec des groupes plutôt jazz, blues et swing, des spectacles d’effeuillage burlesque, des performances de catcheurs, d’acrobates… Et pour que l’ambiance des années folles soit parfaitement recréée, le public est invité à troquer l’habituelle tenue du festivalier, jeans, t-shirt et baskets, contre les plus beaux looks rétros.

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