Le jardin des petits fruits, un projet intergénérationnel et pédagogique

Jardin des petits fruits
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Jardin des petits fruits - © RTBF-Christine Pinchart

Un jardin avec des petits fruits de toutes les couleurs et de toutes les saveurs. Une initiative de la ville de Namur, en collaboration avec le Centre technique horticole de Gembloux, et l'ASBL "Histoires depPlantes".

Installé dans le prolongement du "Grand Pré" une maison de repos, sur un terrain de la ville de Namur, le jardin des petits fruits a été inauguré le 27 mai dernier.

Rencontre avec Anne Jouret, architecte-paysagiste au bureau des Espaces verts de la Ville de Namur.

Wépion oblige, le jardin s’ouvre sur une variété impressionnante de fraises ?

"On ne les compte pas, elles ont des goûts et des formes différentes, elles sentent l’ananas, la framboise, elles sont blanches, rouges, jaunes, et leur forme varie en fonction de l’espèce. C’est intéressant pour la découverte du goût, de l’odorat et de la vue. On a voulu que ce jardin fasse appel au 5 sens".

Le jardin est orchestré par secteurs ?

"D’emblée les fraises, puisque nous somme au pays de la fraise, avec les kiwis et les kiwais, le kiwi de Sibérie. Ensuite les faux fraisiers comme la menthe-fraise, ou l’arbousier dont le fruit a la forme de la fraise.

Puis on passe aux vignes, à cause des coteaux mosans, et on montre sur la même rangée, deux types de taille de la même vigne. Ensuite les petits fruits comme les framboises, les groseilles, les mûres, les cassis avec aussi des espèces différentes. Et puis la nèfle, le sureau, le sorbier, les espèces de noisettes… Et le jardin des acidophiles, comme les airelles, les myrtilles, avec un substrat particulier. Et les différentes figues, afin d’observer ce qui peut tenir chez nous".

Il n’y a pas que des plantes indigènes ?

"Non, on a voulu montrer des plantes exotiques, susceptibles de survivre à notre climat. Certaines viennent du sud de la France, mais aussi de Chine. Si une plante vit au pied de l’Himalaya, on est en droit de penser qu’elle peut survivre chez nous".

C’est aussi un lieu de recherche ?

"Il y a un espace pépinière réservé à la ville de Namur pour produire des plantes, et l’espace créateur, avec un thème par année. Cette année c’était la fraise pour l’ouverture, mais on pourrait imaginer une collection de Physalis par exemple. C’est un jardin qui va bouger jusqu’à ce que l’on trouve le bon équilibre".

Quel est l’objectif ?

"C’est didactique avant tout. Puis ludique grâce aux animations en partenariat avec le musée de la fraise, qui propose des visites guidées. Et il y aura une interaction avec les personnes du Grand Pré, des personnes âgées qui apprendront aux enfants à faire des confitures et des tartelettes, comme on les faisait dans le temps, avec un mariage de fruits intéressant".

Renseignements au Musée de la Fraise à Wépion et aux Espaces Verts de la ville de Namur.

Christine Pinchart

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