Le home Arcadia n'est plus ce qu'il était, témoigne une visiteuse régulière

La restructuration qui est en cours brusque le quotidien à la Maison de repos Arcadia
La restructuration qui est en cours brusque le quotidien à la Maison de repos Arcadia - © Belga (illustration)

La restructuration est en marche à la Maison de Repos Arcadia. Le home a décidé, en accord avec la commune, de fermer une aile du bâtiment, pour faire des économies. Au total, 40 lits vont être fermés sur une période de 5 mois. Et pour le personnel, certains contrats ne seront pas renouvelés. D'autres travailleurs seront également recasés dans d'autres services. Un vrai travail de réorganisation, au sein du home, qui ne se passe pas sans mal, à entendre certains témoignages.

Marie-Jeanne voit son oncle et sa tante, nonantenaires, vivre de plus en plus mal dans leur Maison de Repos du CPAS de Molenbeek. La restructuration qui est en cours brusque le quotidien à la Maison de repos Arcadia.

''Le home n’est plus comme avant'' témoigne Marie-Jeanne, 70 ans, qui connait particulièrement bien la maison de repos Arcadia. Chaque jour, depuis quatre ans, elle s’y rend pour rendre visite à son oncle et à sa tante. Et, au fil des ans, aussi à d'autres pensionnaires avec qui elle s'est liée. Depuis plusieurs semaines, explique-t-elle, le service n'est plus le même. ''Je suis venue le lundi matin à neuf heures moins le quart. Mon oncle et ma tante étaient encore tous les deux dans leur lit, pas lavés et les plateaux arrivaient déjà avec leur café.''

À près de 95 ans, l'oncle et la tante de Marie-Jeanne se sont vus privés d'aides-soignants à certaines heures. ''En bas, au rez-de-chaussée où ils étaient, ils disposaient seulement de personnel à partir de huit heures et demi du matin jusque quatre heures de l’après-midi et puis plus personne…'' raconte Marie-Jeanne.

Marie-Jeanne a alors tapé du poing sur la table, elle a obtenu qu'ils changent de chambre, dans un couloir davantage surveillé. Ces derniers temps, explique-t-elle aussi, d'autres pensionnaires ont été contraints de quitter la maison de repos.  ''C’est un monsieur de 91 ans qui était en haut et qui a reçu une lettre comme quoi il devait retourner à Koekelberg parce qu’il venait de Koekelberg. Il ne voulait pas retourner là-bas parce qu’il s’était à présent habitué au home Arcadia. Alors il a dit ‘ mais si je dois vraiment sortir d’ici, je vais rejoindre ma femme là-haut’. Et le lendemain, il était parti, il était mort… ''

Un cas extrême qui fait réfléchir sur les risques d’un tel chamboulement au sein de la maison de repos.

Barbara boulet
- Delphine Hotua

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