Le gouvernement bruxellois revoit en profondeur le projet Mediapark

Le projet de Plan d’Aménagement Directeur Mediapark, englobant l’actuel site occupé par la RTBF et la VRT, a été sensiblement modifié par l’exécutif régional au terme de l’enquête publique. La superficie réservée au parc a été revue à la hausse, au contraire du nombre de logements, a annoncé lundi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS).

Le projet amendé sera remis à l’enquête publique d’ici la fin de l’année. Pour rappel, en 2017, la Région bruxelloise signait les actes d’acquisition des terrains "Reyers" appartenant à la RTBF et à la VRT. Piloté par perspective.brussels, le projet urbain "mediapark.brussels " propose un redéveloppement du site des télévisions publiques en un quartier mixte axé autour des activités médias. En ouvrant cette enclave urbaine à la ville, l’ambition était d’apporter de nouvelles qualités au quartier à travers un parc public, des logements abordables et des équipements et commerces de proximité.

Après une première approbation au printemps 2019 du projet de PAD Mediapark, une enquête publique a donné lieu à quelque 400 réactions provenant tant d’instances consultatives que des communes, de riverains ou d’associations tels que le Bral, Inter-Environnement Bruxelles ou le Comité de quartier Mediapark. Selon le ministre-président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort, à la suite de l’enquête publique, le gouvernement ne remet pas en question les objectifs initiaux du projet mais propose un "réajustement volontariste". Sur les 20 hectares du site Reyers, 40%, soit 8 hectares, étaient déjà dévolus à l’espace public lors de la première lecture du PAD soumise à l’enquête publique. Avec la nouvelle décision gouvernementale, le parc initial de plus de 8 ha sera encore agrandi de 1,5 hectare en supprimant 3 zones constructibles dans le sud-est du plan et en préservant davantage la zone boisée existante.

En outre, l’ambition initiale de construire quelque 2000 logements a été revue à la baisse jusqu’à environ 1600 (dont 38%, soit un peu plus de 600 logements à finalité sociale), limitant ainsi les impacts environnementaux du projet. Au total, il y aura 43.000 m2 de la densité bâtie prévue en moins via la suppression de trois îlots d’habitations et la diminution de certains gabarits. La baisse des hauteurs maximales autorisées de certaines zones constructibles du plan permettra notamment de mieux intégrer les nouvelles constructions dans le quartier existant.

 

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