Le gaz radioactif radon présent en Brabant wallon, et chez vous aussi ?

Court-saint-Etienne figure parmi les communes du Brabant wallon où l'on a détecté la plus forte concentration en radon
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Court-saint-Etienne figure parmi les communes du Brabant wallon où l'on a détecté la plus forte concentration en radon - © SAMI BW

L' Action Radon 2019 a été lancée le 1er octobre, en Belgique. Elle se poursuit jusqu’à la fin de l’année ou jusqu’à épuisement du stock de détecteurs de radon.
La campagne de détection de ce gaz radioactif est menée par l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire, en partenariat avec d’autres services : la Cellule Régionale d’Intervention en Pollution Intérieure de Bruxelles Environnement (CRIPI) ; et les cinq provinces wallonnes, via leurs Services d’Analyse des Milieux Intérieurs (SAMI/LPI). C’est évidemment le cas du SAMI-BW, dont les locaux sont situés à Wavre. En Flandre, la présence de radon est faible en raison de la composition du sol et ne pose donc pratiquement pas problème.

Sur base des données disponibles à ce jour, on constate que plusieurs communes du Brabant wallon présentent de fortes concentrations en radon (cfr carte). C’est principalement le cas à Court-Saint-Etienne, Genappe, Villers-la-Ville, Mont-Saint-Guibert et Ottignies. "En Brabant wallon, l’an dernier, 5% des analyses effectuées révélaient un taux supérieur à la norme européenne maximale recommandée, soit 300 Becquerel par m³", explique Nathalie Popovic, responsable du SAMI-BW. Un constat global plutôt rassurant, en dépit de quelques zones sensibles, mais qui rappelle toutefois l’importance d’un dépistage plus localisé. Car dans une même commune, il peut y avoir de fortes disparités en fonction de la composition du sol, notamment.

Deuxième cause du cancer du poumon

Objectif de la campagne de détection : inviter les citoyens à détecter le radon dans leur domicile ou leur lieu de travail et proposer des solutions pour se protéger contre ce gaz potentiellement nocif, en cas de forte concentration dans le bâtiment. Le radon est la deuxième cause de cancer du poumon, après le tabac.

"Le radon est incolore, inodore et insipide", commente Sylvain Jonckheere, porte-parole de l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire. "Il est naturellement présent dans les sols et les roches. Le radon est un gaz radioactif. Il peut s’infiltrer dans les bâtiments et s’y accumuler. Il est nocif pour la santé lorsqu’il est inhalé en forte concentration pendant une période prolongée". Pendant 30 ou 40 ans, par exemple.

Détecter chez soi

Pour savoir si le radon est présent dans votre immeuble, il vous suffit de commander un petit détecteur, à placer dans la pièce la plus fréquentée. La commande s’effectue via le site web www.actionradon.be. La mesure dure trois mois et doit être effectuée entre octobre et avril. Le détecteur, un tout petit appareil, doit être renvoyé pour analyse après 3 mois d’utilisation. Pour vous faciliter la vie, un feuillet reprenant les instructions précises d’utilisation est fourni avec le détecteur. Durant l’Action Radon (1er octobre-31 décembre), le coût du détecteur (et l’aide éventuelle à la remédiation) est limité à 20€ (15€ en Brabant wallon), au lieu de 30€.

Se protéger du radon

En cas de présence de radon révélée lors du test, des spécialistes pourront se rendre à votre domicile ou sur votre lieu de travail. En fonction de la situation, ils proposeront d’évacuer le radon ou de l’empêcher de rentrer dans la maison. Plusieurs techniques existent. Le principe, c’est de ventiler la maison ou d’installer un dispositif permettant d’évacuer le gaz, voire de l’empêcher de pénétrer dans l’immeuble. Pour les projets immobiliers, le constructeur peut prévoir une dalle ou une membrane étanche au radon.

Informations pratiques via le site www.actionradon.be

Enfin, pour les mesures sur le lieu de travail, un site internet à consulter : www.radonatwork.be

Archive : Journal télévisé du 11/10/16

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