Le FIFF de Namur a deux coups de coeur cette année

Rencontre avec Nicole Gillet, Directrice Générale du festival

Le court métrage renforce sa présence avec notamment la collaboration de Média 10-10 ?

Média 10-10 en tant que tel n'existe plus, et on a décidé avec la province, de mettre des choses en place. On a accentué la présence du court métrage, au festival. Et on a décidé dans le courant du mois de novembre, de diffuser des courts métrages qui auront été primés.

 

Autre nouveauté, c'est l'offre qui est faite, pour le Bayard de la meilleure première oeuvre de fiction ?

Ce qui est primordial c'est que les films soient vus par le plus grand nombre. Donc dans les prix qu'on attribue, on essaie de trouver des partenaires qui vont nous permettre cette diffusion. On a déjà une aide de la FWB pour le distributeur, et pour la sortie en salle, on collabore avec la Quadrature, qui est une association de centres culturels. Nous avons été trouver la Ville de Namur, en leur demandant de nous aider à soutenir la diffusion d'un film qui est primé à Namur, à travers toute la Wallonie. Ces premières oeuvres ne sont pas attendues sur les écrans, et grâce à cette démarche, on aura un distributeur intéressé, puisqu'il s'agit de 25 salles. Et si pas de distributeur, le FIFF et la Quadrature assureront la diffusion du film.

 

Un coup de coeur à Audrey tautou ça montre une alternance, entre des acteurs qui s'apparentent à des institutions et de plus jeunes comédiens à la carrière importante ?

Oui je pense qu'il faut pouvoir toucher tous les publics; Audrey Tautou, tout le monde la connaît comme Amélie Poulain, mais on ne présentera pas Amélie Poulain. Il faut pouvoir montrer des rôles différents, plus sombres, comme celui de Thérèse Desqueyroux. L'année dernière c'était Josiane Balasko, et cette année, une jeune comédienne.

 

Michel Piccoli après Philippe Noiret ou Jean Rochefort, c'est encore un cadeau ?

On est très content, et on l'accueille en plus dans un film belge. Il fait partie de l'histoire du cinéma, et il sera là avec toute l'équipe du film "Le goût des myrtilles" : Thomas de Thier le réalisateur, et Natacha Parry. Quelque part on a deux coups de coeur cette année-ci.

 

En général c'est Olivier Gourmet qui parle de résistance, et à la CP Jean-Louis Close a pris le relais ?

Oui il y a des années où un invité n'obtient pas son visa parce qu'il dénonce des choses importantes par le biais d'un film. C'est ça aussi le cinéma, une prise de risques, montrer, dénoncer, et faire découvrir des réalités différentes. "Timbuktu", le film d'Abderrahmane Sissako, dénonce la montée du djihadisme au Mali, avec des étrangers qui essaient d'imposer leur loi. Il prend des risques et nous devons le soutenir et soutenir sa démarche.

 

Et en ouverture, du festival, le film Tokyo fiancée de Stefan Liberski, écrivain et réalisateur. Une adaptation d'un roman d'Amélie Nothomb qui évoque sa jeunesse et son initiation amoureuse au Japon. Un choc culturel entre orient et occident.

Christine Pinchart

www.fiff.be du 3 au 10 octobre

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