Le FIFF 2013, un festival pour le public, du 27 septembre au 4 octobre

Sophie Verhoest, Nicole Gillet, Marie-France Dupagne
Sophie Verhoest, Nicole Gillet, Marie-France Dupagne - © © RTBF - Christine Pinchart – 2013

La 28ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur, ouvrira ses portes avec "La vie d'Adèle" d'Abdellatif kechiche. L'objectif est de créer l'événement avec un film de qualité.

Rencontre avec Nicole Gillet, la Directrice Générale du festival

Créer l'événement c'est le premier objectif du festival, pour l'ouverture ?

Bien sûr on a envie de faire l'événement, mais avec des films importants. En donnant le ton et la vision que le Fiff a du cinéma. Donc choisir Abdellatif Kechiche c'est un choix parce que Palme d'Or? Oui c'est peut-être facile, mais en même temps c'est un film d'auteur, et ce qui nous importe, c'est de pouvoir soutenir des personnalités aussi emblématiques.

Un film comme celui-là, compte dans le paysage audio-visuel. Hormis tout cela, on connaît Abdellatif depuis 1992, quand il est venu en tant que comédien. Aujourd'hui il est réalisateur mais il est également venu comme président du jury. La Palme d'Or ne veut pas dire que tout le monde ira voir le film; il a besoin d'être soutenu.

Clore avec un film de Vincent Lannoo, c'est un cadeau au cinéma belge ?

On aime mettre en avant les cinématographies belges, parce que pendant trop longtemps, on a dit que c'était juste du cinéma prise de tête et le public n'allait pas suffisamment voir les films belges. Mais je sais que les choses changent et on veut montrer cette diversité. On va donc clore avec un film d'auteur, mais grand public, avec des comédiens comme Pierre Richard, Stéphane Guillon et Jonathan Zaccaï.

Coup de coeur du festival, Josiane Balasko. Ca offre à l'artiste de sélectionner quelques films et son choix est je trouve, assez surprenant?

Je trouve aussi oui. Je lui ai demandé cinq films. Trois dans sa filmographie et deux coups de coeur, et elle a choisi d'une part son dernier film," Demi-soeur", "Absolument fabuleux", "Cette femme-là". Parce qu'elle veut montrer qu'elle peut aussi aller dans le registre grave, et cela montre la palette de son travail en tant que réalisatrice et comédienne. Et puis ses deux coups de coeur sont deux films belges, "La merditude des choses", et "La fée" d'Abel et Gordon. Tout cela est très différent et ça montre qu'elle goûte à la découverte, et pour nous c'est important. Ca promet une belle rencontre.

Aller chercher des films au plus profond de la francophonie, ça participe de l'idée de résister pour le film francophone ?

Je pense que ça participe de l'envie de montrer la diversité cinématographique, pas assez dévoilée sur les écrans. Et par le biais de nos rencontres professionnelles, on voit des projets qui se nouent entre certains pays. Il y a trois ans, un projet belgo-roumain a été initié, grâce à une présentation dans le cadre du festival. Il y a une réalité qui est que ces personnes peuvent se parler en Français, et appréhender les choses d'une même manière. On est heureux de favoriser la création de ce réseau et de plus en plus de films nous arrivent, de ces territoires, avec leurs diversités.

Cette décentralisation, que peut-elle apporter au festival ?

On est interpellé par de nombreuses salles qui veulent pouvoir bénéficier de l'aura et du label du festival. Intéressés par des premières oeuvres et des films pas assez, comme je le disais, présents sur nos écrans. Grâce à cette décentralisation, des réalisateurs vont faire connaître leur film à Liège, à LLN ou à Bruxelles.

Le festival grandit en nombre de spectateurs chaque année, a t-on encore la capacité à Namur, d'accueillir ce public au complet ?

C'est un peu compliqué sans le caméo, mais on a des partenaires, et on peut encore accueillir des publics différents et faire les choses. Sans cela il faudrait ajouter des séances, mais on se réjouit que le caméo rouvre ses portes, parce que cette réouverture sera porteuse de plus de spectateurs encore.

Et parmi les invités, pointons déjà : Yolande Moreau, Solveigh Anspach, Marion Hansël, Josiane Balasko, Olivier Gourmet, Emmanuelle Devos, Guillaume Galienne, Valéria Bruni-Tedeschi, Mélanie Doutey, Marilyne Canto...

Plus d'infos sur www.fiff.be

Christine Pinchart

 

 

 

 

 

 

 

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK