Le coût financier de la menace terroriste sur Bruxelles

La place De Brouckère, un 31 décembre pas comme les autres.
La place De Brouckère, un 31 décembre pas comme les autres. - © ANTHONY DEHEZ - BELGA

Comment évaluer la perte de chiffre d'affaires liée à la menace terroriste de cette fin d'année ? Ce qui est sûr, c'est qu'il faudra soutenir les entreprises si l'on veut éviter une vague de faillites. C'est le sentiment des entreprises bruxelloises.

"On est dégoûté, on est déçu, on est fâché, mais c’est triste qu’on reste vide ce soir." Cette colère, cette déception, on l'entend à Bruxelles depuis la fin novembre, depuis le passage au niveau 4 de la menace terroriste. Et l'annulation du feu d'artifice n'a évidemment rien arrangé. "C’est un coup dur de plus."

Début décembre, après les quelques jours passés au niveau 4 de la menace, le Fédéral avait pris des mesures: les entreprises de l'Horeca allaient pouvoir recourir au chômage économique. Le paiement des cotisations sociales pouvait être étalé. Mais pour les secteurs durement touchés par l'absence de touristes en cette fin d’année, ce n'est pas suffisant.

Une aide aux entreprises?

Pour Rodolphe Van Weyenbergh, représentant du secteur hôtelier bruxellois, "Les conséquences du niveau 4 pourraient se faire ressentir à moyen et à long terme et c’est donc maintenant et demain que nous avons besoin de mesures réelles."

En ce début d'année, il faudra peut-être aller plus loin, ce que n'exclut pas Willy Borsus, Ministre fédéral des Classes Moyennes: "Notre intention est d’avoir plusieurs contacts, notamment avec les fédérations représentatives des secteurs économiques ou commerciaux des indépendants à Bruxelles, avec la Région bruxelloise, pour voir comment nous pouvons nous mobiliser au mieux pour répondre à cette situation exceptionnelle."

Selon les estimations de la FEB, le dommage économique de la menace terroriste pourrait atteindre 350 millions d'euros.

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