Le conseil d'administration de l'ULB n'a pas pu se tenir lundi soir

Les étudiants ont bloqué l’accès à la salle où devait se tenir le conseil d’administration de l’ULB.
Les étudiants ont bloqué l’accès à la salle où devait se tenir le conseil d’administration de l’ULB. - © RTBF

L'union syndicale des étudiants a bloqué l'accès à la salle dans laquelle devait se tenir lundi soir le conseil d’administration de l’Université libre de Bruxelles. Le groupe s'oppose à la réforme des statuts de l'ULB, qui prévoit de restreindre la représentation étudiante au conseil. Autrement dit: de donner moins de poids à leur avis, voire de ne pas les écouter du tout… Ce qui n'est pas dans les habitudes de l'établissement. Ce blocage a divisé les étudiants. Certains manifestaient ; d'autres, comme l'actuel bureau des étudiants administrateurs, ne participaient pas à l'action.

L'Union syndicale des étudiants, soutenue par le groupe COMAC, ne fait pas partie des étudiants démocratiquement élus au conseil d'administration. Les membres du Conseil ne les reconnaissent donc pas comme interlocuteurs.

Ils sont cependant parvenus à bloquer la tenue du conseil d'administration. Il y a même eu quelques affrontements avec la police sur l'avenue Franklin Roosevelt, qui aurait fait preuve de violence. Des représentants du Bureau des étudiants administrateurs le regrettent. "La police ne cautionne pas ce qu’ils ont fait. Nous aussi, on le condamne !"

Mais Olivier Theuerkauff précise que la méthode du BEA est différente: "On est clairement contre le blocage par des personnes qui se font appeler syndicats alors qu’ils ne sont pas élus. Nous, on demande à ce que dans les futurs organes décisionnels de l’université, toutes les facultés puissent être représentées. Or, dans l’état actuel des choses, si au CA – par exemple – il y a 12 facultés concernées par une réforme, il n’y a qu’un nombre restreint de facultés présentes dans ce CA. Elles devraient donc décider pour d’autres. Et vu que nous sommes élus par faculté, nous sommes contre ce système." Les discussions entre élus et non élus ont été très vives…

Betty Cleeren

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