Le collectif des Afghans n'occupe plus l'église du Béguinage

Il ne reste plus qu'une vingtaine de personnes dans l'église du Béguinage
Il ne reste plus qu'une vingtaine de personnes dans l'église du Béguinage - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

L'occupation en tant qu'action du collectif des Afghans dans l'église du Béguinage dans le centre de Bruxelles est terminée. Il reste encore quelques tentes, le temps pour une vingtaine de personnes de trouver un logement. Le collectif avait investi les lieux pour réclamer un changement du gouvernement belge en matière d’expulsion vers l’Afghanistan.

Plusieurs tentes sont encore dans l'église du Béguinage. Bien moins nombreuses qu'il y a sept mois. De 400 personnes pour l'occupation, ils ne sont plus qu'une vingtaine. Beaucoup ont depuis obtenu un statut de réfugié et même un logement. Le collectif des Afghans et le comité de soutien ont donc décidé d'arrêter l'occupation ce mardi 15 avril.

"L'occupation est pour le moment terminée, mais la lutte continue, explique Samir Hamdard, porte parole du Collectif des Afghans. Une victoire totale, on ne peut pas le dire car nous n'avons pas obtenu toutes nos revendications. L'évolution est tout de même positive. Par exemple, avant les expulsions... Avant chaque semaine , il y avait deux expulsions par semaine. depuis deux mois, il n'y a pas eu d'expulsion."

Le CGRA, le Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides a reçu depuis janvier 749 demandes d'asile d'Afghans. Dans 80% des cas, elles sont prises en considération, soit 20% de plus qu’en 2013. 110 personnes ont déjà obtenu le statut de réfugié ; 96, la protection subsidiaire. Le CGRA affirme ne pas avoir changé sa politique pour les demandes d'asile mais les dossiers réintroduits depuis le début de l'année comportaient souvent plus de détails sur la situation des Afghans.

Au Béguinage, la collaboration avec l'église se poursuit. "Par exemple, une action pour rassembler, ce sera ici, indique Daniel Alliet, le prêtre responsable de l'église du Béguinage. Le stand d'information restera. Il y a des manifêtes, il y a des cours de français ou le comité de soutien, ça peut toujours se faire dans nos locaux."

Depuis la rencontre avec Maggie De Block, la secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration, et Elio Di Rupo, le Premier Ministre, le collectif a constaté une évolution positive de la situation des Afghans en Belgique. Mais le groupement rappelle que leur action continue, simplement autrement. Il réclame toujours une suspension générale des expulsions vers l'Afghanistan.

Yasmina Favaro

 

 

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