Le CHU de Liège gère les appels de nuits de plus de 500 médecins généralistes

CHU de Liège
CHU de Liège - © RTBF

En province de Liège, lorsque vous téléphonez à un médecin de garde, ce n'est plus automatiquement lui qui décroche! Depuis 2 ans en effet, le CHU a mis en place une ligne spéciale pour les appels de nuit, en collaboration avec les généralistes. L'objectif est double: mieux orienter les patients, et soulager le travail des toubibs. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que les médecins sont nombreux désormais à utiliser ce dispositif

Plus de 500 généralistes y ont désormais recours. Il s'agit de médecins de la périphérie liégeoise et des zones rurales, moins nombreux qu'en ville et donc obligés de multiplier les gardes pour répondre à la demande de 500 mille patients potentiels. Ce dispositif a été initié par le CHU de Liège mais 7 autres institutions hospitalières de la région y collaborent. "Cette ligne téléphonique spéciale pour les appels de nuit est gérée par des infirmiers spécialisés en soins urgents",  précise le professeur Pierre Gillet, médecin chef au CHU de Liège. "Nous avons établi une cinquantaine de situations telles que j'ai mal au ventre, j'ai mal à la tête, et en moins de 30 secondes, ces infirmiers orientent le patient, soit vers une urgence 112, soit vers l'hôpital, soit vers le médecin généraliste de garde, ou alors l'intervention est reportée au lendemain"

Nuits profondes

Ce dispositif a été baptisé "Nuits profondes" car un des objectifs est bien de préserver le sommeil des médecins de garde quand leur intervention, leur déplacement ne se justifie pas, ce qui est le cas 7 fois sur 10. Parmi ceux qui passent désormais plus de nuits profondes, des nuits plus sûres également, il y a le docteur Paul Pevée, installé à Cheratte, sur la commune de Visé: "C'est quelque chose qui nous sécurise, qui nous tranquilise, concerant notre travail et se qu'on va rencontrer pendant la nuit. D'autant que l'infirmier du CHU qui a géré l'appel sait à quelle adresse on doit se rendre. Ce dispositif assure aussi le respect de notre repos, car quand on a une journée de 12 heures d travail, assumer une garde de nuit puis repartir le lendemain, c'est parfois déstabilisant".  Ce dispositif a bien sûr un coût: il est financé par les médecins généralistes, les hôpitaux partenaires et l'INAMI.

Marc Hildesheim

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