Le CHU de Liège se prépare à l'éventualité de l'arrivée d'un malade d'Ebola

Le CHU de Liège se prépare à l'éventualité de l'arrivée d'un malade d'Ebola
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Le CHU de Liège se prépare à l'éventualité de l'arrivée d'un malade d'Ebola - © RTBF

L’hôpital universitaire du Sart Tilman s'est préparé, depuis quelques semaines, à l'éventualité de l'arrivée d'un malade de la fièvre Ebola, ou d'un cas suspect. Une procédure très précise et très détaillée a été mise au point et répétée par des exercices avec les diverses catégories de personnel. C'est que, pendant l'été, au fur et à mesure de la progression de l'épidémie, les travailleurs ont manifesté quelques signes d'inquiétude.

La fièvre Ebola ne se transmet pas par les airs mais par les liquides, la sueur, la salive. Mais sa dangerosité très haute a, forcément, provoqué quelques angoisses parmi les travailleurs de la santé. C'est pour répondre à ces préoccupations qu'un plan de prise en charge d'un cas suspect a été élaboré. Pierre Gillet, directeur médical: "La première consigne, s'il y a un cas suspect, c'est d'isoler la personne dès le garage d'arrivée des ambulances. On va alors lui poser trois questions. 1) Est-ce qu'il vient bien d'un pays endémique? 2) Est-ce qu'il a de la température, aujourd'hui ou hier? 3) Est-ce qu'il a été en contact avec des personnes suspectes de la maladie d'Ebola? Si le cas est suspect, l'infirmière ou le médecin qui va le recevoir va lui-même s'habiller quasiment comme un scaphandre avec une cagoule, un masque sur les yeux, un masque sur la bouche". Il est même prévu par exemple de doubler les épaisseurs de cagoule, etc, si le cas est, après analyse sanguine, avéré.

Et le malade est alors dirigé vers une chambre à pression négative, sur un lit qui doit être brûlé après son séjour. L'élimination des déchets est minutieusement décrite. Les urines, par exemple, doivent être solidifiées avant d'être placées dans un fût jaune pour décontamination biologique. Toutes ces précautions doivent durer une journée puisqu'en principe, la personne doit alors être évacuée, pour traitement, vers un centre européen de référence, sans doute allemand. Mais les affaires étrangères négocient toujours un accord international. Et le ministère de la défense doit encore officialiser la prise en charge, militaire, de ce genre de transfert.

Michel Gretry

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