Le casse-tête linguistique à Bruxelles continue

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C'est toujours le bras de fer entre la commune de Schaerbeek et le Selor. La commune estime que les examens linguistiques ne sont pas adaptés à la réalité du terrain, elle introduit un nouveau recours en annulation.

La commune de Schaerbeek introduira prochainement, au Conseil d'Etat, un nouveau recours en annulation de l'arrêté royal organisant les modalités de l'examen linguistique dans la fonction publique. Le conseil d'état a annulé l'arrêté royal précédent. Le ministre fédéral de la Fonction publique en a rédigé un nouveau. Mais le texte ne trouve pas davantage grâce aux yeux des autorités schaerbeekoises.

C'est le Selor, l'organisme fédéral chargé de la sélection et du recrutement, qui organise les examens de connaissance linguistique. Pour un fonctionnaire communal, la possession du brevet Selor est un must incontournable. Depuis de nombreuses années, les responsables politiques francophones se plaignent de l'extrême et inutile difficulté de l'examen.

Deux communes, Schaerbeek et Auderghem, ont demandé l'annulation de l'arrêté royal fixant les modalités de l'examen tant à l'écrit qu'à l'oral. Le conseil d'état a donné raison aux deux communes. Le gouvernement fédéral a donc dû se fendre d'un nouveau texte. A ce stade, Auderghem n'a pas décidé d'attaquer le nouvel arrêté. La commune a inscrit une dizaine de fonctionnaires au prochain examen linguistique. Le collège prendra attitude après avoir entendu le compte rendu de ses agents.

En revanche, Schaerbeek votera ce mercredi le principe d'un nouveau recours en annulation. La commune critique une disposition du nouvel arrêté : celle qui oblige un fonctionnaire à justifier d'une connaissance approfondie de la seconde langue s'il a autorité sur d'autres agents en contact avec le public. Même si ce fonctionnaire n'a lui même aucun contact avec le citoyen. Le carrousel est reparti pour un tour.

(Ph. Carlot)

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