Le bureau liégeois Greisch a débuté la construction d'un 3e pont sur le Bosphore

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C'est un nouveau chantier de très grand prestige qui vient de débuter pour le bureau d'études liégeois Greisch: la construction d'un troisième pont sur le Bosphore, au nord d'Istambul. Un pont suspendu de plus de deux kilomètres et demi de longueur, à 80 mètres au-dessus du niveau de la mer, histoire de laisser passer les bateaux. Les ingénieurs liégeois ont réalisé tous les calculs d'ensemble de la construction et tous les plans du tablier.

Deux voies de chemin de fer au milieu, quatre bandes autoroutières de chaque côté, deux pilônes de 330 mètres de haut, deux câbles porteurs de 70 centimètres de section, 1408 mètres de portée principale, la cinquième plus longue au monde. Le troisième pont sur le Bosphore, c'est ce qu'on pourrait appeler un projet sultanesque. C'est aussi la clé de voûte d'une nouvelle liaison autoroutière entre les rives asiatique et européenne de la Turquie.

Le bureau liégeois Greisch travaille sur le projet depuis un an, pour le compte de l'entrepreneur turc qui a remporté le marché. Les Liégeois ont d'abord mené les études de prédimensionnement qui ont permis d'estimer le prix de ce pont. La construction vient de débuter. Les ouvriers sont déjà occupés à couler les fondations des pylônes.

Le troisième pont sur le Bosphore, comme celui de Millau, sera un pont suspendu. Et comme à Millau, sa partie horizontale, son tablier, mince, sera métallique. C'est indispensable pour un pont de cette dimension. Le métal est beaucoup plus léger que le béton armé.

Les calculs d'ensemble et les plans du tablier, cela représente cent mille heures de travail d'ingénieurs pour le bureau Greisch et la moitié de son chiffre d'affaires annuel.

La première pierre sera officiellement posée le 29 mai. Les travaux de construction doivent durer trois ans.

 

F. Braibant

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