Le Brabant wallon tire la sonnette d'alarme à propos de l'accueil de la petite enfance

Le Brabant wallon tire la sonnette d'alarme à propos de l'accueil de la petite enfance
Le Brabant wallon tire la sonnette d'alarme à propos de l'accueil de la petite enfance - © Tous droits réservés

En présentant lundi le bilan de la politique menée en Brabant wallon pour favoriser l'accueil de la petite enfance, le député provincial Tanguy Stuckens (MR) a tiré la sonnette d'alarme sur le sujet. Avec 9962 places d'accueil (publiques et privées) pour 10 107 enfants de 0 à 2,5 ans, le Brabant wallon a le meilleur taux de couverture en Fédération Wallonie-Bruxelles. Mais cette situation reste précaire, vu l'absence persistante de statut pour les accueillantes d'enfants et le manque d'aide aux milieux d'accueil privés alors que l'investissement pour respecter les normes est très coûteux.

Diminution drastique des accueillantes

Le Brabant wallon fournit depuis quelques années une prime annuelle à 240 accueillantes (jusqu'à 1000 euros pour quatre enfants) en activités. En dix ans, le nombre d'accueillantes est cependant passé de 400 à 241. L'instauration de lieux de "co-accueil" limite l'hémorragie mais l'absence d'un vrai statut rend le recrutement difficile.

"La situation est difficile aussi pour les crèches privées, qui représente environ 2000 places sur 5000 en Brabant wallon. Si les tarifs sont élevés - parfois plus de 800 euros par mois pour un enfant accueilli à temps plein -, c'est notamment à cause des investissements nécessaire pour respecter les différentes normes (sécurité, incendie, AFSCA). Quand cela devient inaccessible pour les parents, ces milieux d'accueil ferment. Et on a un réel problème parce que les communes ne sont pas en mesure de prendre la relève", indique Tanguy Stuckens.

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