Le Brabant wallon fête ses 20 ans... sans gouverneur en titre

Christophe Baes, lors de son discours au palais provincial
Christophe Baes, lors de son discours au palais provincial - © RTBF

C'est un gouverneur intérimaire qui a souhaité une bonne année à l'ensemble des forces vives de la province. 2015, année festive, puisque le Brabant wallon fêtera ses 20 années d'existence. Sans qu'on connaisse le successeur de Marie-José Laloy.

Depuis qu'elle a été admise à la retraite anticipée fin octobre, la gouverneure désormais honoraire, Marie-José Laloy, est remplacée par un commissaire d'arrondissement. Et c'est donc en qualité de gouverneur ad interim, que Christophe Baes a présenté ses vœux ce mardi à l'ensemble des forces vives de la province. Avec un discours pour le moins ambitieux et volontariste. Evoquant "son expérience professionnelle au large spectre" et "sa perception fine de sa province", le haut fonctionnaire a semblé se tailler, lui-même, un costume pour la fonction. Regrettant même "de manquer cruellement de temps pour initier des projets transversaux et fédérateurs".

Le futur gouverneur en titre sera un politique

Des propos qui ne sont pas passés inaperçus et qui en ont étonné plus d'uns dans la grande salle du palais provincial. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Le successeur de Marie-José Laloy (PS) sera un politique, et non un fonctionnaire. Un homme ou une femme, désigné par le gouvernement wallon, et dont l'étiquette politique dépendra des futurs remplaçants de Michel Foret (MR) à Liège et de Bernard Caprasse (cdH) en province de Luxembourg. Et pour atteindre cet équilibre politique finement dosé, cela pourrait prendre du temps. Christophe Baes le sait bien, lui qui reconnaît "ne pas maîtriser le timing" mais qui se dit "prêt à assumer les festivités des 20 ans de la province, notamment un concert organisé avec la province du Brabant Flamand à Waterloo, mais également la visite annoncée du couple royal en Brabant wallon cette année." Et vu que le dossier de son remplacement ne semble pas être la préoccupation du moment au sein du gouvernement wallon, l'intérimaire a peut-être des raisons de se prendre au jeu, finalement.

Pierre-Yves Millet     

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