Le bourgmestre de Tournai souhaite un plan de lutte contre le Covid cohérent à l'échelle européenne

L'Hôtel de ville de Tournai
L'Hôtel de ville de Tournai - © Google maps

La Ville de Tournai s'est plainte auprès de Charles Michel du manque de cohérence des mesures de lutte contre le coronavirus au sein de l'Union européenne. Dans une lettre qu'il adresse au président du Conseil européen, Paul-Olivier Delannois (PS), le bourgmestre, lui fait ainsi part de son "incompréhension", en particulier pour les citoyens transfrontaliers.

Bien que soutenant le combat mené par les différents gouvernements contre le coronavirus, le maïeur y écrit "comprendre le sentiment d'injustice de certains commerçants tournaisiens". Ceux-ci voient leurs établissements fermés "alors qu'à quelques kilomètres de chez eux, des commerces français ou flamands peuvent ouvrir ou rester ouverts à une heure plus tardive".  

Paul-Olivier Delannois déclare "rester sans voix" devant ce manque de cohérence. "Ne serait-il pas possible d'établir un véritable plan de lutte contre le Covid à l'échelle européenne et éviter que les mesures Covid ne s'arrêtent à la frontière d'un Etat ou d'une Région? ", demande-t-il à Charles Michel.  

Un sentiment d'injustice

D'après lui, il y a un véritable sentiment d'injustice et d'incompréhension parmi les citoyens, en particulier parmi les commerçants tournaisiens.    Cette situation crée en outre un problème de sécurité, dénonce encore le bourgmestre. Certains consomment en effet dans le pays voisin, qui bénéficie de certaines largesses, et se rassemblent dans certains lieux alors qu'il serait plus prudent d'éviter ces rassemblements, favorables à la propagation du virus, explique-t-il.  

La semaine dernière, à l'invitation de la bourgmestre Alice Leeuwerck (MR), le ministre fédéral des Indépendants et des PME David Clarinval (MR) s'était rendu à Comines-Warneton, une commune hainuyère également située le long de la frontière française.  Le ministre avait  pu se rendre compte de la problématique en rencontrant des représentants de professions qui ont dû y cesser leurs activités à la suite de la seconde vague de coronavirus, comme des coiffeurs, des salons d'esthétique ou encore des métiers de l'Horeca.

 

Réouvertures en France : inquiétude des commerces frontaliers (JT 27/11/2020)

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