Le bâtiment Meyboom sauvé de la démolition dans le centre de Bruxelles : la KU Leuven s'établira ailleurs

Situé à l'angle de la rue des Sables et de la rue du Marais, le bâtiment Meyboom a été construit au 19e siècle sur les plans de l'architecte Paul Saintenoy, également auteur de l'immeuble "Old England", qui abrite actuellement le MIM (Musée des Instruments de Musique). 

Confrontée à la croissance de sa population étudiante à Bruxelles, la KU Leuven a acquis le bâtiment en 2012 pour construire un nouveau campus. 

Un bâtiment voué à la démolition

Malgré la grande qualité architecturale du bâtiment, la KU Leuven prévoyait initialement de le détruire pour construire du neuf à la place. Une fois connues les intentions de l'université flamande, l'ARAU (Atelier de Recherche et d'Action Urbaines) se mobilise. L'association alerte les autorités et lance une pétition qui rassemblera quelque 8000 signatures. 

La Ville de Bruxelles n'est pas favorable non plus au projet de démolition-reconstruction de la KUL. Mais la Région délivre le permis le 23 février 2017. La Ville de Bruxelles introduit aussitôt un recours auprès du Conseil d'Etat. Sans succès. La haute juridiction administrative rejette la demande en suspension le 29 novembre 2019. En principe, plus rien ne s'oppose à la démolition. 

Un solution "gagnant-gagnant"

L'ARAU ne lâche pas l'affaire et contribue à la rédaction d'un dossier de demande de classement du "Meyboom". Le cabinet du Secrétaire d'Etat à l'urbanisme, Pascal Smet, entre ensuite en scène. On imagine alors des tractations en coulisses jusqu'au compromis annoncé la semaine passée. 

Le bâtiment "Meyboom" devient la propriété de Belfius Insurance et sera conservé pour devenir un ensemble de logements étudiants, de bureaux et d'unités résidentielles, même si ces affectations demeurent à l'état de projet à ce stade. Quant aux étudiants de la KUL, ils iront s'établir dans l'immeuble "Pachéco", propriété de Belfius, où ils trouveront les surfaces nécessaires au développement des activités d'enseignement. 

Toutes les parties se déclarent satisfaites de la solution dégagée. L'ARAU, pour sa part, se félicite du sauvetage du bâtiment tout en demeurant vigilant et favorable au classement, seule mesure susceptible de garantir sa pérennité.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK