Le bar de Bruxelles : un poisson produit sur le toit des abattoirs d'Anderlecht

Le bar de Bruxelles : un poisson produit sur le toit des abattoirs d’Anderlecht
Le bar de Bruxelles : un poisson produit sur le toit des abattoirs d’Anderlecht - © RTBF

Le bar de Bruxelles est arrivé à maturité. Après huit mois d'élevage dans une pisciculture sur les toits des abattoirs d'Anderlecht, il va désormais être commercialisé. Cette pisciculture s'intègre en fait dans le projet de ferme urbaine Bigh (Building Integrated GreenHouses), la plus grande ferme urbaine aquaponique suspendue en Europe.

A côté de la serre où les dernières tomates poussent encore, un hangar vitré. A l'intérieur, 12 bassins remplis de bars rayés, une variété originaire d’Amérique du nord. Les alvins de moins d'un gramme sont d'abord surveillés pendant un mois pour être sûr qu'ils ne sont porteurs d’aucune pathologie. " Une fois qu’ils sont sortis de la zone de quarantaine, on les met dans le système de production, de grossissement explique Olivier Saulas, directeur de la production aquacole chez Bigh. " Ils vont y rester huit mois. Pour arriver à une taille commerciale d’à peu près 400 grammes ".

Zéro pollution

Ici, la pisciculture fonctionne en circuit fermé. L'eau peut être réutilisée grâce un filtrage mécanique et chimique. A peine sept pour-cent de l’eau est renouvelée par jour. Mais cette eau n’est pas perdue car, elle est utilisée pour l’arrosage des plantes voisines. " C’est vraiment zéro déchet. On ne peut plus parler de pollution " poursuit Olivier Saulas. " D’autant que les déjections des poissons sont transformées par les bactéries de notre biofiltre en nitrite puis en nitrate. Et ces nitrates vont servir à nourrir les plantes ".

Produit local haut de gamme

Cette technique impose un élevage sans antibiotiques. Ils détruiraient toutes les bactéries du biofiltre. Pas d'antibiotique, pas d’OGM non plus dans la nourriture des poissons. Le Bar de Bruxelles se veut être un produit haut de gamme et local. " Notre objectif d’agriculture urbaine est liée à une distribution en circuit court. On veut éviter les logistiques longue et la chaîne du froid. Voilà pourquoi on livre ce bar dans un rayon de 10-12 kilomètres autour de la ferme, autrement dit Bruxelles et ses environs précise Steven Beckers fondateur de la ferme Bigh à Anderlecht. " A terme, on devrait arriver à produire trois tonnes par mois. Soit 6000 têtes. C’est une vraie production ".

Comptez entre 22 et 24 euros du kilo pour ce poisson un peu plus gras que le bar commun et dont le goût oscillerait entre celui de la truite et du bar du Chili.

 

 

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