La zone basse émission à Bruxelles peut être un piège pour les non-bruxellois

Au delà de ces panneaux, les véhicules les plus polluants sont interdits en région bruxelloise
Au delà de ces panneaux, les véhicules les plus polluants sont interdits en région bruxelloise - © Belga-Thierry Roge

Les bruxellois, propriétaires d'une voiture diesel de plus de 22 ans, ont été avertis par courrier. Désormais, rouler avec ce véhicule très polluant leur en coûtera 350 euros.

Mais qu'en est-il pour les automobilistes, flamands, wallons ou étrangers qui viennent de l'extérieur de la région? Ils encourent évidemment la même sanction. Alors pour leur rappeler ces nouvelles dispositions, des panneaux représentant une petite auto et quelques nuages ont été placés à tous les points d'entrée de la région bruxelloise. Ils signalent qu'au delà du panneau, la zone de basse émission est en vigueur et que l'amende leur pend au nez. Des cameras ont d'ailleurs été installées pour enregistrer le passage des voitures non-règlementaires.  Encore faut-il avoir la possibilité de faire demi-tour, ce qui est loin d'être toujours le cas ! 

Il est parfois impossible de faire demi-tour et donc d'éviter l'amende

Ainsi une voiture venant du carrefour Léonard qui roulerait en direction du viaduc Herrmann-Debroux, n'a pas la possibilité de s'arrêter ni de rebrousser chemin. Elle est donc obligée d'emprunter la première sortie et de parcourir plusieurs centaines de mettre sur le sol bruxellois, avec le risque d'être sanctionnée.

Alors pourquoi ne pas annoncer la zone basse émission avant l'entrée sur le territoire régional?

Au début de l'année 2018, les panneaux avaient bien été placés en amont de la LEZ (Low Emission Zone) et donc en territoire flamand. Mais faute d'accord avec la Flandre, ils ont été retirés et installés sur la frontière régionale, précisément entre le carrefour Léonard et la station Herrmann-Debroux.

Depuis, le conducteur non averti se retrouve donc pris au piège et le voilà obligé de poursuivre son chemin au risque d'être repéré par les cameras de contrôle.

Des négociations seraient actuellement en cours entre la région bruxelloise et la région flamande afin d'autoriser le placement des panneaux en amont ... et donc en territoire flamand. Mais en attendant, les conducteurs distraits ou mal informés risquent bien d'être invités à payer 350 euros pour améliorer la qualité de l'air à Bruxelles!

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