La ville de Namur veut faire la chasse aux sangliers

La ville de Namur a décidé d’autoriser la chasse aux sangliers sur certaines parcelles.
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La ville de Namur a décidé d’autoriser la chasse aux sangliers sur certaines parcelles. - © Flickr – Juju de Tonnay

Quand un sanglier s’invite dans un jardin, ça n’est jamais une bonne surprise pour le propriétaire. En quelques heures seulement, ces gros mammifères peuvent labourer tout un terrain. La ville de Namur a donc décidé de s’attaquer au problème.

Des jardins complètement chamboulés par une famille de sangliers… Les habitants de Jambes, Wépion, Erpent ou encore Malonne, s’en plaignent parfois. " Plutôt que de risquer tôt ou tard de devoir intervenir financièrement dans des frais importants, résultant des dégâts occasionnés par les sangliers ", la ville de Namur a décidé de prendre des mesures. Elle veut autoriser la chasse de ces animaux sur certaines parcelles du bois communal de Malonne. Sont concernés : le bois de la Folie, le bois du Tombois, le bois de la Taille des Sarts, le bois d’Insevaux, le bois de Clinchant, le bois de Navinne, le bois de Maupertin et le bois de Malpas.

Philipppe et Maïté habitent Malonne, à la lisière du bois du Tombois. Il y a quelques mois encore, leur jardin était régulièrement visité par les sangliers. "On se levait le matin et on constatait qu’ils avaient retourné toute la terre du jardin. Il fallait remettre l’herbe en place, ce qui prend un temps fou. Et puis, quelques jours plus tard, ils revenaient et il fallait tout recommencer ", se souvient Philippe. Mais pour le couple, c’est un désagrément inévitable quand on a choisi d’habiter à la campagne. Maïté et Philippe prennent ces mésaventures avec le sourire et se disent plutôt inquiets à l’idée d’ouvrir la chasse aux sangliers, juste à côté de chez eux.

"Quand on voit les dégât, on enrage, reconnaît Philippe. Sur le coup, on se dit, "toi j’aimerais bien que tu passes l’arme à gauche", et puis on se calme." Cet amoureux de la nature craint surtout les dérives. "C’est vrai qu’il faut une régulation, mais j’ai peur qu’on exagère. Il ne faudrait pas non plus les exterminer. Il faut définir des quotas et j’espère que les autorités feront le nécessaire pour les faire respecter."

Maïté a trouvé une solution beaucoup moins radicale pour éloigner les sangliers, un truc de grand-mère : "J’ai creusé une petite tranchée autour de mon terrain et j’y ai enterré des cheveux humains que j’ai récupéré chez la coiffeuse. Les sangliers sentent l’odeur de l ’homme et n’osent plus s’approcher. C’est efficace !"

Barbara Schaal

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