Liège va faire payer les asbl pour l'utilisation de ses locaux scolaires

La ville de Liège va faire payer les asbl pour l'utilisation de ses locaux scolaires (Hôtel de ville de Liège, illustration)
La ville de Liège va faire payer les asbl pour l'utilisation de ses locaux scolaires (Hôtel de ville de Liège, illustration) - © RTBF

La ville de Liège a décidé de facturer les asbl pour l'utilisation de ses locaux scolaires. Une décision que dénonce, dans l'opposition, le PTB et qui risque de mettre en difficulté les asbl. Comme par exemple l'asbl PARI, qui vient d'adresser un courrier au bourgmestre et au collège pour se plaindre des montants réclamés. L'association met sur pied des stages pour enfants. Éveil musical, bricolage ... Chaque année, environ 2000 enfants participent à ses ateliers. L'association ne reçoit aucun subside de la ville. Et pour l'asbl, la note risque d'être salée.

Depuis 25 ans, l'asbl PARI pouvait utiliser les locaux scolaires de la ville gratuitement. Sa directrice Françoise Khelloul a été surprise de recevoir récemment plusieurs factures de la commune: "C'est insupportable dans le sens où d'abord on n'a pas été prévenu, on n'a donc pas pu le budgétiser pour le budget prévisionnel. Si on doit aller chercher de l'argent pour payer les factures de la ville, il va falloir qu'on change notre politique. Et nous allons être en difficulté pour accueillir les enfants des familles défavorisées".

De son côté, Pierre Stassart, l'échevin socialiste de l'enseignement de Liège relativise. Nous sommes bien en deçà du coût-vérité d'entretien et de chauffage des bâtiments. La somme réclamée représente 3,75 euros par jour d'occupation, soit à peine quelques centimes par enfant: "Je ne sais pas comment ils ont fait leurs calculs mais nous, si on additionne les factures, on en arrive à 7000 euros par an. On espère qu'ils vont changer d'avis" souligne Françoise Khelloul.

La ville de Liège fait-elle payer la crise au monde associatif? C'est la question que pose aujourd'hui le PTB qui parle d'une mesure anti-sociale. Le parti dans l'opposition avait déjà interpellé la majorité sur cette question en septembre lors d'un conseil communal où le débat risque de rebondir prochainement.

 

E. Dagonnier

 

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