La ville de Liège s'attaque aux tags situés en hauteur des facades

Nettoyage des tags en hauteur des facades
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Nettoyage des tags en hauteur des facades - © RTBF

Pour la première fois, la ville de Liège sort les grands moyens afin d'effacer les tags situés en hauteur des façades. Certains de ces graffitis trônent en effet à 40 ou 50 mètres du sol. C'est une entreprise privée, Shanks, qui a été chargée d'effectuer ce grand nettoyage.

Cette opération de haute voltige a commencé mardi rue des Guillemins et se poursuivra durant une dizaine de jours, notamment rue Grétry et Place Cockerill. Au total, une quinzaine de sites sont concernés. Ce nettoyage en hauteur est effectuée à l'aide d'une grue, par deux hommes perchés dans une nacelle, qui projettent du sable et de l'eau sur les briques ou ardoises couvertes de graffitis. "Ils n’ont pas de formation d’alpiniste" précise Dany Borrini, le chef d'équipe, "mais ils ont tout de même passé des brevets pour travailler en hauteur". C'est une entreprise privée, Shanks, qui a décroché ce marché public. La ville de Liège dispose pourtant de sa propre brigade anti-tags, composée d'une vingtaine de personnes. "Ils ont les compétences pour effectuer un tel travail mais pas le matériel lourd nécessaire -grue avec nacelle-", précise André Schroyen, l'échevin liégeois de l'environnement, "c'est la raison pour laquelle nous avons fait appel à une firme privée". Il en coûtera à la ville 25 mille euros, somme qui s'ajoute aux 700 mille euros dépensés chaque année pour le nettoyage des tags sur le bas des façades.

Les auteurs de tags poursuivis en justice

Chaque année à Liège, une cinquantaine de tagueurs sont interpellés. Un magistrat de référence traite désormais spécifiquement ces dossiers. La ville se porte systématiquement partie civile et réclame aux auteurs le remboursement des frais de nettoyage.

Deux graffeurs ont d'ailleurs été interpellés ce mercredi

Un Herstalien de 19 ans et un Esneutois de 22 ans ont été déférés mercredi au parquet de Liège pour avoir réalisé un graffiti, quai du Londoz. Les deux jeunes voulaient marquer leur désapprobation vis-à-vis de l'opération de nettoyage des graffitis actuellement en cours.

Mercredi vers 3h40, ils ont été aperçus par un témoin en train d'escalader avec du matériel de peinture un échafaudage situé quai du Londoz. Le peloton anti-banditisme a été envoyé sur place et a trouvé, dans l'escalier de secours, les deux jeunes avec des rouleaux, des pots de peinture ainsi qu'une perche télescopique.

Les deux graffeurs avaient pour objectif d'écrire "aller plus haut", en protestation à l'actuelle opération de nettoyage des graffitis.

Les deux jeunes sont en aveux sur les faits reprochés. De nombreux autres pots de peinture, des vêtements souillés et un appareil photo ont également été retrouvés dans un véhicule leur appartenant.

 

Marc Hildesheim

 

 

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