La ville de Bruxelles veut s'attaquer aux mariages blancs

Sur 655 demandes de mariage l'an dernier, 57 ont été reportées, 26 refusées (illustration).
Sur 655 demandes de mariage l'an dernier, 57 ont été reportées, 26 refusées (illustration). - © Belga

Dans la plupart des communes, on y est assez attentif depuis quelques années. Et pour rendre cette lutte encore plus efficace, Bruxelles-Ville vient de lancer une véritable cellule exclusivement consacrée à cette problématique. Cette cellule se trouve désormais dans des locaux séparés.

Le mariage, on le sait, est depuis une trentaine d'années devenu un des moyens permettant de contourner les lois sur l'immigration. Et ces mariages, qu'ils soient blancs ou gris, comme on les appelle, et les cohabitations de complaisance, sont en augmentation incontestable dans les grandes villes.

"Je pense qu’il y a eu une lutte contre les mariages forcés, contre les mariages de complaisance. Alors, on s’aperçoit que cela est un peu bloqué et on se dirige vers la cohabitation légale, déclare Alain Courtois, (échevin MR de l'Etat civil à Bruxelles). Cohabitation légale, je vous le rappelle, il n’y a pas de cérémonie et donc là je dis pour cohabitation légale nous allons être beaucoup plus stricts et surtout cohabitation légale en séjours illégaux. Je le répète, je ne peux pas rendre légal quelque chose d’illégal."

Sur 655 demandes de mariage l'an dernier, 57 ont été reportées, 26 refusées. Alors, pour mieux débusquer les fraudeurs, on a donc réorganisé le service. On a mis les gens dans de nouveaux locaux, rue Grétry.

"Un service d’enquête ? Non absolument pas. Ce n’est pas le but non plus, nous répond Marie Odile Legrand (directrice générale du département Démographie). Nous sommes évidemment conscients qu’il y a des problèmes. Il y a aussi énormément de personnes qui font des mariages d’amour et ceux-là on essaie de les embêter le moins possible."

Police et Parquet, bien sûr, y collaborent.

Roland Bruneel

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