La Ville de Bruxelles interdit le rassemblement contre les violences policières de mercredi

La Ville de Bruxelles interdit le rassemblement contre les violences policières de mercredi
La Ville de Bruxelles interdit le rassemblement contre les violences policières de mercredi - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Par crainte de débordements, la Ville de Bruxelles a pris la décision d'interdire le rassemblement contre les violences policières, organisé par le collectif "Campagne Stop Répression", qui devait se dérouler ce mercredi sur la place Rouppe. "Avec cette interdiction, je prends mes responsabilités afin d'empêcher de nouveaux troubles", explique le bourgmestre Philippe Close (PS).

La manifestation est interdite, parce qu'elle n'a fait l'objet d'aucune demande d'autorisation, précise les autorités communales. De plus, la Ville a été bien en mal de trouver une personne de contact au nom du collectif. Il n'y a donc eu aucune négociation sur des modalités d'organisation éventuelle de l'événement."Il y a des règles à suivre y compris en vue de manifestations pour défendre la liberté d'expression, sachant que Bruxelles doit encadrer 900 manifestations par an", a-t-on commenté dans l'entourage du bourgmestre.

Philippe Close a appelé avec insistance au public de ne pas se rendre sur place.

Sur la page Facebook de l'événement, il est indiqué que 226 personnes sont intéressées et 27 prévoient d'y aller. Le mouvement entendait protester contre les violences survenues dans le centre de la capitale le 11 novembre à l'issue de la qualification du Maroc pour la Coupe du monde de football qui ont été provoquées, selon les organisateurs du rassemblement, par la police.

Débordements en série

Depuis quelques semaines, la capitale belge fait face à débordements importants lors de rassemblement, notamment lors de la qualification du Maroc pour le Mondial de football, de la venue du célèbre Snapchatteur Vargasss 92 et lors d'autres manifestations diverses, où des casseurs profitaient de l'événement pour dégrader des mobiliers publics et des commerces. Une situation qui a mis en exergue le manque d'effectifs policiers, et pour certains, leur manque de préparation face à des rassemblements imprévus.

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