La vaccination imposée par l'ONE pose débat

''Pas de vaccins, pas de crèche'', c’est clair dans les règlements de l’Office National de l’Enfance, l’ONE
''Pas de vaccins, pas de crèche'', c’est clair dans les règlements de l’Office National de l’Enfance, l’ONE - © Belga

L'ONE, l'Office de la Naissance et de l'Enfance, impose des vaccins dans les crèches. Dans les crèches francophones de Belgique, les enfants doivent en effet être vaccinés contre sept maladies.

''Pas de vaccins, pas de crèche'', c’est clair dans les règlements de l’Office National de l’Enfance, l’ONE. Aux yeux de certains parents, c’est un chantage. Le bébé de Benjamin Labrique, par exemple, devra quitter la crèche lundi. Il a fait de fortes fièvres après deux vaccins. Ce père renonce donc à la troisième dose. Pour lui, le risque d’effets secondaires lui semble plus grand que le risque d’une coqueluche ou d’une diphtérie : "je pense que mon choix est moins dangereux, avec évidemment toute une série de précautions à prendre. Avec également une bonne hygiène de vie, avec du bon sens et avec une attention particulière à l’enfant. Je pense effectivement que le risque est moins dangereux."

C’est faux, conteste l’ONE qui pointe un mauvais calcul de risques. Quand la vaccination faiblit, ces maladies réapparaissent et elles sont bien plus agressives que les effets secondaires des vaccins. Marie-Christine Mauroy, directrice médicale, confirme : "l’agence des médicaments est un organisme neutre qui recueille les déclarations d’effets secondaires graves suite aux médicaments et c’est infime."

À la question de savoir si le fait de ne pas être vacciné est un danger pour la collectivité, Marie-Christine Mauroy déclare : "Effectivement, on peut se dire que si tous les autres le sont, il n’y a pas de danger. Le problème apparaît à partir du moment où ce qu’on appelle la couverture vaccinale, c’est-à-dire le pourcentage de personnes vaccinées, commence à diminuer. Quand la vaccination diminue, des maladies réapparaissent suivies parfois de décès ou d’encéphalites. Je peux comprendre que les gens qui ne voient plus ces maladies, ne se rendent dès lors plus compte des effets secondaires de ces maladies."

L'ONE conclut: si on veut faire partie d'une collectivité, et donc d’une crèche, on accepte de protéger la collectivité. Les parents qui contestent cette exigence de vaccins rappellent que seul le vaccin contre la polio est imposé par la loi, et que les crèches néerlandophones recommandent la vaccination, mais sans l'imposer.

Nathalie Servais – Myriam Baele

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