La Stib se serait séparée de travailleurs signalés comme "radicalisés"

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib) s'est séparée d'un groupe de 4 à 5 de ses travailleurs, pointés par les services de sécurité comme "radicalisés" ou "représentant un danger pour leur activisme musulman radical", rapporte samedi l'Echo, citant plusieurs sources fiables et indépendantes.

Des licenciements très sensibles

Certains de ces travailleurs auraient effectué des voyages vers la Turquie et/ou la Syrie pour rejoindre ou entrer en contact avec l'Etat islamique. Parmi ceux ayant fait des voyages vers la Syrie, certains étaient en congé "maladie" - ce qui rend les licenciements très sensibles. En effet, rien ne permet de se séparer d'un collaborateur pour "radicalisation" ou pour avoir effectué des séjours à l'étranger. Ceci étant, il revient à la RTBF qu'une des personnes concernées proviendrait de Vilvorde, une ville d'où sont partis les premiers djihadistes belges pour la Syrie.

Interrogé, le patron de la Stib, Brieuc de Meeûs, se refuse à infirmer ou confirmer ces informations. Selon une source syndicale interpellée par la RTBF, "la direction travaille en collaboration avec la Sûreté de l'Etat" afin de repérer les éléments radicaux au sein de l'entreprise.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) précise que la Sûreté de l'Etat prévient les sociétés lorsqu'elles recensent des individus suspects qui travaillent pour elles.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK