La Stib ne peut proposer des tests de dépistage à son personnel, selon l'Absym

La Stib ne peut pas proposer de tests de dépistage du Covid 19 à ses collaborateurs, car c’est illégal. C’est en tout cas ce qu’affirme aujourd’hui
l’Absym, l’Association belge des Syndicats médicaux.

A la suite de l’annonce du décès d’un de ses chauffeurs de bus, la Stib avait annoncé par communiqué qu’elle avait l’intention de proposer un dépistage gratuit à ceux qui le souhaitent, même s’ils ne présentent aucun symptôme.

"C’est illégal, regrette Philippe Devos, président de l’Absym. Depuis une semaine, un nouvel arrêté royal limite la possibilité de tests uniquement aux indications définies par Sciensano, qui sont d’être un patient avec des symptômes. Donc les patients sans symptômes ne sont pas autorisés à être dépistés, même s’ils souhaitent payer de leur poche entièrement. C’est exceptionnel en médecine qu’un patient qui veuille payer lui-même un test ou un examen ne puisse pas l’avoir. Et nous ne comprenons pas pourquoi à l’Absym".

Dans cet arrêté Royal datant du 13 mai 2020, explique l'Absym, il est spécifié que seuls les patients présentant les critères de dépistage définis par Sciensano peuvent bénéficier d’un test PCR (les fameux frottis dans le nez) ou de sérologie d’antigènes.

"On sait qu’il y a une pénurie des frottis. Il est logique de limiter l’accès aux frottis pour laisser la priorité aux gens malades, c’est la même logique que pour les masques. Par contre, les tests sérologiques, il y en a des centaines de millions disponibles, il n’y a aucune raison de limiter ces tests, si ce n’est une raison politique", conclut Philippe Devos.

Contacté, le cabinet de Maggie De Block répond qu'il est prévu de permettre la réalisation de tests pour des patients hors de ces groupes cibles, sans remboursement de la part de l'INAMI. Ce weekend, un prix plafond a d'ailleurs déjà été fixé (9,60 EUR). Le Conseil des Ministres doit prendre un nouvel Arrêté Royal à ce sujet.

De son côté, la Stib dit poursuivre ses investigations. Elle continue d'envisager "l'opportunité de tester quand même certains groupes à risques dans les délais les plus brefs" et si c'est possible, de tester plus largement.

 

 

Décès d'un chauffeur de la STIB, testé positif au Covid-19 (JT du 25/05/2020)

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