La STIB licencie onze collaborateurs pour faute grave

La STIB annonce le licenciement pour faute grave de onze agents chargés de l'accompagnement des clients dans les stations et sur le réseau de surface pour avoir contourné "sciemment et systématiquement le système de pointage de l'entreprise afin de ne pas effectuer leur travail".

Des soupçons de fraudes au pointage avaient été relayées récemment par la presse. La Société des Transports Intercommunaux Bruxellois avait ouvert ensuite une enquête interne approfondie sur les faits présumés. Selon la direction, il en ressort qu'onze agents dits multimodaux ont contourné de manière répétée le système de pointage de l'entreprise afin de faire croire qu'ils étaient présents à leur poste.

 

Divers procédés ont été utilisés

Pointage par l'agent qui ne se rend ensuite pas à son poste de travail  et pointage par un tiers (subordonné ou collègue) qui pointe à la place de l'agent avec le badge de celui-ci. Dans aucun de ces cas, l'utilisation d'un faux badge copié n'a été mise à jour. La STIB a porté plainte auprès d'un juge d'instruction. "L'enquête judiciaire devra approfondir ce point", souligne la STIB. Toujours selon la direction de la société bruxelloise, tous les membres du personnel concernés par cette fraude font partie du service des agents multimodaux de la "Service Unit Field Support". Après vérifications et recoupements informatiques, aucun fait similaire n'a été établi dans d'autres départements à ce jour. La tâche des agents multimodaux est d'accompagner les clients sur le réseau, de les aider sur leur trajet. Leur mission consiste également à vérifier le fonctionnement des installations et à signaler les incidents éventuels. En cas d'événements ou perturbations sur le réseau, les agents multimodaux sont appelés à gérer les flux. Un contrôle sur le terrain est assuré par les managers de zone et les managers de proximité. Des outils de reporting et de communication à distance sont également mis en place. "Cependant, la relation entre l'employeur et l'employé se base aussi sur la confiance, le respect des valeurs de la STIB", a commenté la direction. Parmi les agents licenciés, figurent des managers ainsi que des représentants du personnel. La procédure de licenciement prévue pour le personnel protégé a été activée auprès du tribunal du travail.

La STIB a par ailleurs précisé que parmi les nombreux chantiers en cours dans le département concerné, figurent l'amélioration de la planification et du suivi des équipes de terrain. De nouveaux outils permettant de faciliter le reporting des agents et d'améliorer leur contrôle viennent d'être livrés. Ils seront mis en service dans les prochaines semaines. De plus, un contrôle périodique généralisé des pointages sera systématisé. Le programme de réorganisation également en cours prévoit un renforcement de la formation des managers de proximité. Une formation en leadership est actuellement dispensée, elle sera suivie d'autres modules visant à développer les compétences managériales des encadrants. Par ailleurs, indépendamment de ces événements, la STIB a entrepris la mise en œuvre d'un plan de sécurisation de ses sites. Un premier lieu de travail a été équipé d'un nouveau système d'accès qui comprend des badges ne permettant pas la copie ou la falsification. Le déploiement de celui-ci sur tous les sites sera accéléré. Se disant "profondément choquée par de tels manquement à l'éthique et aux règles de l'entreprise, même limités à une petite partie des membres du personnel", la STIB estime que cela impose un renforcement du contrôle managérial à l'heure où la responsabilité devrait être la première valeur au sein de l'entreprise. "Néanmoins, le comportement de certaines personnes ne doit en aucun cas rejaillir sur l'ensemble des collaborateurs de la STIB qui ont encore montré au cours de la crise sanitaire leur dévouement au service de l'entreprise et de la clientèle", a conclu la direction.
 

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