La STIB a reçu son dernier T3000 et envisage déjà une nouvelle commande

La STIB a reçu son dernier T3000 et envisage déjà une nouvelle commande
La STIB a reçu son dernier T3000 et envisage déjà une nouvelle commande - © Rtbf

La STIB a réceptionné, en son dépôt de Haren, le dernier exemplaire d'une commande de 220 nouveaux trams ayant permis de doubler la capacité de transport, tout en améliorant la fréquence et le confort du réseau de tramways bruxellois. La livraison de ce 220e tram, un T3000 fraîchement sorti de l'usine du constructeur Bombardier, s'est faite en présence du ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet.

La STIB a réceptionné, mardi en son dépôt de Haren, le dernier exemplaire d'une commande de 220 nouveaux trams ayant permis de doubler la capacité de transport, tout en améliorant la fréquence et le confort du réseau de tramways bruxellois. La livraison de ce 220e tram, un T3000 fraîchement sorti de l'usine du constructeur Bombardier, s'est faite en présence du ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet.

Si la première commande de nouveaux trams remonte à 2003, la société bruxelloise de transports publics aura reçu son premier T3000 en 2006, suivi d'un premier T4000 en 2007. Au total, ce sont 150 trams T3000, d'une capacité de 180 passagers, et 70 T4000, d'une capacité de 252 passagers, qui sont venus garnir la flotte de la STIB au fil des ans. "Cela représente plus de cinq kilomètres de tram en ligne", a illustré Brieuc de Meeûs, CEO de la société de transport public.

Une meilleure offre de transport

Le directeur général a également mis l'accent sur le fait que l'arrivée des nouveaux véhicules avait permis une nette amélioration de l'offre de transport public à Bruxelles, tant d'un point de vue quantitatif, avec un doublement du nombre de places disponibles depuis 2004, que qualitatif, comme en témoigne le dernier baromètre de satisfaction des usagers.

De son côté, Pascal Smet a relevé les qualités esthétiques d'un véhicule dont on doit le design à l'Anversois Axel Enthoven. "J'ai déjà pu voir beaucoup de trams dans le monde et je dois dire que notre tram bruxellois est l'un des meilleurs. On peut en être fier", a déclaré le ministre bruxellois, estimant "nécessaire que le transport en commun soit un produit sexy" afin de "donner envie aux gens de les utiliser".

D'autres trams pour l'expansion du réseau

Le renouvellement de la flotte ne s'arrête pas là puisque la STIB travaille déjà à la rédaction du cahier des charges en vue d'une nouvelle commande de trams, censés remplacés progressivement, à partir de 2018, une centaine de trams PCC ("Presidents Conference Committee") dont circulent encore des exemplaires des séries 7700, 7800 (simple articulation) et 7900 (double articulation). La STIB nourrit en effet des projets d'extension de son réseau de trams (création de la ligne 9, prolongement de la ligne 94, etc.) et veille parallèlement à augmenter la capacité sur son réseau. "Cette future commande devrait concerner plus de 200 véhicules", estime Brieuc de Meeûs. "L'important va être de se concentrer sur la fluidité des passagers dans le tram. Plus de fluidité, c'est moins de temps d'arrêt, donc plus de trams sur la ligne, de meilleures fréquences et une ponctualité accrue. Ensuite, nous voulons des trams capables de récupérer davantage qu'aujourd'hui l'énergie produite par le freinage des trams, histoire de mieux maîtriser notre dépense d'énergie."

En 2013, la société de transport public bruxelloise a enregistré 128,9 millions de voyages sur son réseau de tram, contre 123,5 millions en 2012 et 73,8 millions en 2008. Sa flotte de trams se monte actuellement à 402 exemplaires.

Quid de la ligne 71?

La Stib a déjà préparé son carnet de commandes pour la suite: une centaine de vieux trams seront remplacés à partir de 2018, d'autant que le réseau devrait encore s'agrandir dans les prochaines années. On pense au futur tram 71à Ixelles, qui devrait bientôt remplacer le bus 71.

Ce projet est contesté. Sera-t-il dès lors maintenu? Pas sûr. " ’ai rencontré la population, j’ai bien compris les soucis, a répondu Pascal Smet (ministre bruxellois de la Mobilité). Maintenant, on doit examiner toutes les alternatives. Moi, je voudrais d’ici la fin de cette année pouvoir affirmer qu’on va faire ce tram, savoir quel trajet il va emprunter, savoir aussi s’il y a d’autres combinaisons, d’autres alternatives possibles. Dans quelques mois, je veux pouvoir arriver avec une proposition élaborée en concertation avec la commune et évidemment aussi avec la population."

Cela signifie-t-il que l’on va tout remettre à plat ? Pascal Smet reconnaît que le dossier "a mal démarré", qu’il y a eu beaucoup d’émotion. Maintenant, poursuit-il, "il faut objectiver tout en prenant au sérieux les soucis des gens. On doit simplement choisir la meilleure option pour la mobilité et à ce moment-là, on va voir si c’est un tram ou non. Ça doit être décidé à la fin de cette année."

Belga et Jean-Claude Hennuy

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