La semaine des quatre jours? "Une question de volonté"

Muriel Di Martinelli, secrétaire fédérale de la CGSP
Muriel Di Martinelli, secrétaire fédérale de la CGSP - © RTBF

La commune de Saint-Josse teste aujourd'hui, et pour deux ans, la semaine des quatre jours. Concrètement, les agents communaux de 55 ans et plus, y compris les chefs de service, peuvent désormais prester une journée de moins sans que leur salaire ne soit revu à la baisse. Sur les 120 personnes concernées, 95 ont fait le choix de cette nouvelle formule de travail avantageuse.

En compensation, la commune engagera une vingtaine de jeunes sans emploi, pour un coût estimé à un petit million d'euros.

Il faut un partage du temps de travail différent

Après Anderlecht, Saint-Josse est la deuxième commune bruxelloise à franchir le pas. 

Une évolution dans le bon sens, selon les syndicats. "Depuis qu'on a décidé d'allonger les carrières, il est évident qu'il faut un partage du temps de travail différent, estime Muriel Di Martinelli, secrétaire fédérale de la CGSP. La productivité, aussi, a largement augmenté ces 30 dernières années. Malgré tout, le temps de travail est resté le même et les gens n'en peuvent plus", explique l'invitée de Vivacité Bruxelles ce lundi matin.


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Lutte contre le chômage des jeunes, réduction de l'absentéisme, meilleure conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée, Muriel Di Martinelli ne voit que des avantages à la semaine des quatre jours.

Plus largement, elle plaide pour une réduction collective du temps de travail. Mais est-ce réaliste? "C'est une question de volonté. Quand on a réduit le temps de travail à 38 heures par semaine en 1978, on nous a aussi avancé que ce n'était pas finançable", rappelle Muriel Di Martinelli.

Muriel Di Martinelli (CGSP) au micro de Bruno Schmitz sur Vivacité Bruxelles

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