Travailler quatre jours/semaine, pour le même salaire, c'est possible à la commune de Saint-Josse

La semaine des quatre jours entre en vigueur à Saint-Josse
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La semaine des quatre jours entre en vigueur à Saint-Josse - © THIERRY ROGE - BELGA

Travailler moins pour gagner autant ! Voilà en très résumé le principe de la semaine des 4 jours qui entre vigueur cette semaine à Saint-Josse. Les employés communaux de 55 ans et plus, y compris les chefs de service, peuvent désormais prester une journée de moins sans que leur salaire ne soit revu à la baisse. De meilleures conditions donc pour les travailleurs et la promesse d’engager des demandeurs d’emploi pour la commune.

Bahia Salek Cherki travaille depuis plus de 30 au service de l’état civil. Désormais, le mercredi elle sera chez elle. "Je vais m’occuper de mes petits enfants et faire plein de choses avec eux. Cette semaine des 4 jours c’était une opportunité et je l’ai saisie".

Embauche compensatoire

En tout, sur les 120 personnes de 55 ans et plus, 95 ont d’ores et déjà opté pour cette nouvelle formule de travail avantageuse. Pratiquement, l’absence de tous ces employés un jour par semaine, cela équivaut à une vingtaine d’équivalents temps-plein. "On réduit d’un côté et on compense de l’autre. C’est la logique de la mesure", précise Stéphane Crickx, responsable des ressources humaines.

Une vingtaine de jeunes travailleurs vont donc être embauchés dans les semaines à venir. "Le processus d’embauche est continu. C’est assez rapide. Il y a des décisions qui sont prises chaque semaine. Cela ne devrait donc pas poser de problèmes aux équipes qui seront rapidement renforcées".

Principe de solidarité

Pour financer cette semaine des 4 jours, la commune a dégagé entre 800 et 900.000 euros. "Nous avons réussi à faire des économies dans certains départements. Nous avons aussi été meilleurs dans la perception de nos taxes. Mais c’est surtout un choix de société", explique Emir Kir, le bourgmestre de Saint-Josse.

"D’abord, c’est une attention que nous portons vers nos travailleurs qui rendent des services à la population. C’est une solidarité entre les employés communaux et les jeunes demandeurs d’emploi. Pour nous c’est ça l’un des enjeux du progrès social. On sait qu’on ne va pas pouvoir créer aussi facilement de l’emploi face à la robotisation, à la digitalisation qui supprime énormément de postes. Une manière de permettre à des jeunes de trouver un job, c’est la réduction du temps de travail".

La commune se donne deux ans pour tester pleinement ce nouveau régime de travail. Mais qu'en pensent les syndicats, de ce système ? Et bien, la CGSP est pour et demande même à ce qu'il soit élargi à des entreprises privées. C'est ce qu'explique Muriel Di Martinelli, la secrétaire fédérale de la CGSP Bruxelles dans la vidéo ci-dessous. Elle était l'invitée ce lundi de la matinale radio de VivaBxl. 

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