La sélection du Goncourt des lycéens: une expérience enrichissante mais difficile

Les élèves devront choisir quinze livres d'ici le mois de novembre
Les élèves devront choisir quinze livres d'ici le mois de novembre - © Belga Picture

2000 lycéens francophones ont la tâche de sélectionner le prix Goncourt 2011. Une vingtaine d'entre eux sont à Bruxelles. L'unique classe belge qui prend part à la sélection est une cinquième année du collège Saint Michel, à côté du rond-point Montgomery. Ils ont deux mois pour se familiariser avec des auteurs à la plume parfois compliquée, surtout pour des adolescents qui ont entre 15 et 17 ans.

Envoyés par la Fnac, les livres atterrissent dans les bras d'une vingtaine d'élèves de cinquième au compte goutte, depuis le 7 septembre. Il manque encore quelques ouvrages, mais, en tout, les élèves devront en choisir quinze d'ici le mois de novembre.

Si des livres comme "Rien ne s'oppose à la nuit" ou "Monsieur le commandant" plaisent à tous ceux qui les ouvrent, d'autres ouvrages posent quelques difficultés.

"J’ai comme livre 'La Belle Amour humaine'. Je n’ai pas vraiment eu le choix. On me l’a donné et on m’a dit: 'Tu lis ça.' ", explique un élève. Une autre avoue: "Je n’ai vraiment rien compris, mais alors rien du tout." Un de ses camarades de classe enchérit: "On s’est tous concertés, on en a tous parlé, mais il n’y en a aucun qui a compris!"

Sophie Briard, professeure de français, tempère: "Je suis bien consciente que, pour des jeunes de 15, 16 ou 17 ans, se retrouver avec une masse de livres aussi officielle… Il suffit d’ailleurs de regarder la sélection des autres prix. Il y a beaucoup de titres du concours qui se retrouvent dans le Renaudot, dans le Médicis, etc. Donc, manifestement, ce sont des ouvrages importants en France actuellement."

Des livres  présélectionnés par l'académie Goncourt que les élèves vont devoir lire et, s'il le faut, relire afin de tous les comprendre. La classe a conscience des enjeux autant que la professeure, qui relativise toutefois. "C’est sûr que, à la fois, on peut se sentir très important, explique-t-elle. Et, en même temps, l’élève qui va aller rapporter le choix de la classe belge en France, c’est un peu comme une goute d’eau dans l’océan..."

Le résultat de la sélection sera communiqué au début du mois de novembre.

Lydie Mushamalirwa – Delphine Wilputte

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