La sécurité sociale inscrite au patrimoine immatériel de l'Unesco ?

Solidaris souhaite inscrire la sécurité sociale au patrimoine immatériel de l’Unesco.
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Solidaris souhaite inscrire la sécurité sociale au patrimoine immatériel de l’Unesco. - © Youtube - Solidaris

Solidaris, la mutualité socialiste, veut replacer ce système de protection au centre du débat politique. Elle a lancé dimanche à Oupeye, en région liégeoise, une pétition avec la FGTB. Une mobilisation pour défendre ce qu’elle considère comme une référence mondiale de construction solidaire.

Devant le stand de "Ma sécu, mon patrimoine", Frédéric Fassotte, le porte-parole de Solidaris à Liège, défend une sécurité sociale qui permet, selon lui, de ne pas tomber dans la pauvreté et qui est attaquée de toutes parts.

"Le problème de la sécurité sociale, c’est qu’on pense qu’elle a toujours été là, on pense qu’elle est là partout et on pense qu’elle sera là toujours. C’est un chef-d’œuvre qui est en péril, un chef-d’œuvre qu’il faut préserver et cette opération nous permet d’aller à la rencontre des gens pour leur expliquer tout ce que leur apporte leur sécurité sociale."

Mais n’est-ce pas incongru de mettre la sécurité sociale entre des crevettes de la mer du Nord et les bières belges ? "Pas du tout ! Nos voisins allemands ont inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco les coopératives."

"On l'a bien fait pour les Gilles de Binche!"

En tout cas, les premiers signataires trouvent l’initiative originale et à propos. "On fait un patrimoine immatériel avec des Gilles de Binche. Ça ne m’apporte rien un Gilles de Binche, à part de temps en temps une orange. Ici, c’est plus important quand même : c’est défendre nos vieux, les jeunes et ceux qui sont dans le besoin. Et il y en a. Même si on a du le travail, des fois "on a dur"..."

"Il n’y a pas encore eu vraiment d’initiatives auprès de la population pour essayer de sauver la sécurité sociale, parce qu’on remarque que ce sont des avantages qui disparaissent, mais personne ne bouge, s'inquiète une autre interlocutrice. Donc, je trouve que c’est vraiment une initiative nécessaire."

"De toute façon, ça fait partie de notre passé, de notre histoire. Et comme j’ai dit à Monsieur, c’est le ciment de la démocratie. Sans sécurité sociale, il n’y a pas de démocratie possible."

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