La sécheresse fait souffrir les cultures de sapins de Noël

Un secteur est touché de plein fouet par la sécheresse, ce sont les pépiniéristes. Une pousse retardée, des plantes flétries et parfois brûlées sur pied : leurs cultures subissent le soleil de plein fouet avec d’importantes répercussions sur les affaires.

En Ardenne, où 85% des sapins de Noël belges sont produits, les pertes sont très importantes. Selon le président de l’Union ardennaise des pépiniéristes, la situation n’est pas encore catastrophique, mais les pertes sont déjà colossales. Des plantes brûlées par le soleil sur de vastes terrains sablonneux, presque désertiques, un panorama des plus déroutants jamais vu par Jonathan Rigaux en 20 ans de carrière. Il est pépiniériste à Longlier, dans la commune de Neufchâteau.

"On voit des pépinières où on a entre 15 et 25%, jusqu’à 30% parfois, d’arbres qui sont morts, donc des petites plantes qui sont rousses, des arbres qui ont fait une croissance printanière et qui ont brûlé par après."

"Au niveau de la pépinière, les graines qu’on sème pour donner des plantes, on constate déjà des pertes jusqu’à 25% dans certains âges et dans certaines variétés. Au niveau des sapins de Noël, si dans les trois-quatre semaines qui viennent on n’a pas de pluie, on pourra clairement supposer que 10 à 15% des stocks qui auraient dû être vendus cette année ne pourront pas l’être, soit parce qu’ils seront morts, soit parce qu’ils seront impropres d’un point de vue visuel."

Les pépiniéristes attendent la pluie impatiemment. Des contrats ont déjà été signés et la chaleur retarde la préparation des commandes. Une grande partie des sapins, entre autres, est destinée à l’exportation. "Ce qu’on devait commencer maintenant, c’est-à-dire la sélection des parcelles pour les clients, les marquages et les étiquetages, on va le reporter de deux à trois semaines pour voir comment les cultures vont se comporter. On fera donc des choix tardifs de culture, et on sera en retard au niveau des plannings de la logistique et de l’organisation générale de la saison", explique Jonathan Rigaux.

Si la canicule perdure, le pépiniériste estime que l’offre ne pourra répondre à la demande.

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