La Saint-Nicolas de nos grands-parents, c'était comment?

Saint-Nicolas intergénérationnel, en visite au home des Chartriers à Mons
2 images
Saint-Nicolas intergénérationnel, en visite au home des Chartriers à Mons - © Isabelle Palmitessa

Les figurines en chocolat, l'odeur des mandarines, les enfants qui fredonnent des comptines et déballent leurs cadeaux... De quoi nous ramener à nos souvenirs enfance. Et selon les générations, ces souvenirs, ils sont très différents. Lors d'une fête de Saint-Nicolas dans un home montois, nous avons rencontré quelques personnes âgées qui ont accepté de nous dire ce que leur évoquait cette fête. Il y avait de quoi être inspirés ce jour-là. La grande salle de la résidence était en effet prise d'assaut par de jeunes et joyeux envahisseurs, les élèves de l'école voisine des Arquebusiers. Comme chaque année, les enfants sont venus rencontrer Saint-Nicolas chez les aînés.

Quand Saint-Nicolas offrait des oranges

Léa Gilson, 102 ans se dit qu'il doit être bien plus vieux qu'elle, ce Saint Nicolas qui écoute les comptines et les chansons des jeunes élèves. Il était déjà vieux quand elle était petite. Cette dame souriante, née en 1914,  évoque les matins du 6 décembre: "Je recevais un Saint-Nicolas en chocolat, mais des jouets, je n'en ai jamais eus". Même chose pour Emilia Foulon, âgée de 89 ans. Elle nous raconte son enfance dans une famille nombreuse: "Papa était mineur, j'avais quatre frères et je n'étais pas toujours très sage". Saint-Nicolas, dans les années trente, on le fêtait mais on ne le croisait pas dans les écoles ou dans les magasins. Et chez Emilia, il ne déposait pas grand-chose: "une orange, peut-être un sachet de bonbons, presque rien".

Christian Cambier, 82 ans a par contre été un enfant gâté, et il le raconte sans détours. "J'étais très sage et je recevais toujours de beaux jouets, j'ai reçu une voiture et quand j'avais sept ans, Saint-Nicolas m'a apporté un train électrique Marklin, je m'en suis séparé il y a quelques années seulement". Mais Christian, comme les autres personnes de sa génération, n'a jamais rencontré Saint-Nicolas. Ce n'est qu'après la seconde guerre mondiale qu'on a commencé à le croiser dans les magasins. Avant cela il était très discret, "c'était moins commercial" ajoute une vielle dame...

Une chose est sûre, Saint-Nicolas est resté dans le cœur de ces enfants d'autrefois. Les sages comme les arsouilles ont entonné avec leurs jeunes visiteurs la chanson traditionnelle pour accueillir le Grand Saint.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK