La saga de l'aérodrome et des ULM de Liernu continue

L'aérodrome de Liernu
L'aérodrome de Liernu - © Alain Hanse

L'aérodrome de Liernu qui accueille les ULM fonctionne toujours dans l'illégalité. Il manque toujours un permis pourtant déjà octroyé plusieurs fois, mais qui a aussi été attaqué à chaque fois par des riverains et cassé. Bref, la saga continue et un nouvel épisode est en cours. Une enquête publique vient de se terminer.

L’enquête devrait permettre à la commune de donner un nouveau permis. Vous vous en doutez, les riverains s'apprêtent déjà à contre-attaquer, pourtant, théoriquement, la situation est claire : le site serait illégal.

En 2010, la cour d'appel a imposé la démolition des deux bâtiments principaux. L'année suivante, le Conseil d'Etat précisait qu'aucune autorisation ne pouvait plus être délivrée tant que ces bâtiments n'avaient pas été détruits. Mais ces bâtiments sont toujours là, les ULM continuent de voler et à la commune d'Eghezée on semble très compréhensif envers l'exploitant. Olivier Moinet est l’échevin de l'environnement :

"Franchement quand vous allez sur place, c’est une très bonne infrastructure qui a été bien construite qui n’embête personne au point de vue paysager. Elle ennuie simplement des riverains au point de vue sonore mais le permis aérien, ils l’ont. Ils ont le droit de faire voler leurs ULM".

Voilà pourquoi ce sont bien les bâtiments - construits sans permis - et pas les vols qui sont attaqués par les riverains. les riverains souhaitent aujourd'hui qu'on démolisse, même si au départ, ils voulaient simplement des mesures anti-bruit. L'exploitant n'aurait jamais agi et aujourd'hui les riverains en ont marre et exigent qu'on démolisse, explique leur avocat, Denis Brusselmans :

"L’arrêt de la cour d’appel précise clairement que c’est à l’administration régionale de faire appliquer la décision de démolition, si l’exploitant ne démoli pas volontairement. Cette exécution devrait être faite depuis plus de six mois. Nous avons fait plusieurs démarches auprès de la Région wallonne et nous n’avons jamais eu de réponse".

Du côté du cabinet du ministre de l'environnement, l’Ecolo Philippe Henry, on affirme avoir voulu prendre le temps de rencontrer toutes les parties pour tenter une médiation. Sans résultat. Et on précise encore que si un permis devait être accordé par la commune d'Eghezée, il serait cassé par la Région avant d'imposer une éventuelle démolition.

 

Serge Otthiers

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