La reprise de Caterpillar Gosselies par les Chinois de Thunder Power a été actée

Thunder Power a dévoilé sa Chloé, une voiture électrique d'entrée de gamme.
Thunder Power a dévoilé sa Chloé, une voiture électrique d'entrée de gamme. - © Tous droits réservés

Ce vendredi après-midi, la Sogepa, la Région wallonne et Thunder Power Electric Vehicle, ont officiellement scellé l'accord pour la reprise du site de Caterpillar Gosselies. Le projet vise à développer une chaîne de production de petites voitures électriques destinées au marché européen.

Thunder Power a profité de la signature de l'accord pour dévoiler son modèle de voiture citadine baptisée "Chloe", une voiture d'entrée de gamme. Avec une autonomie de 350km, la nouvelle venue cible les grandes villes européennes.

"Un grand jour pour la région wallonne"

Le groupe chinois évoque la construction de 30.000 autos par an à partir du dernier trimestre 2020. Des chiffres optimistes qui prévoient également l'embauche de 350 personnes au démarrage de l'activité, et un développement progressif espéré de 4000 emplois si l'aventure atteint le plein régime. "C'est un beau jour, un grand jour pour la Région wallone et la région de Charleroi", s'est réjoui le ministre wallon de l'économie Pierre-Yves Jeholet.  "Personne n'a oublié celles et ceux qui ont travaillé ici, sur le site de Caterpillar. C'est un signe d'espoir que ce site ait rapidement retrouvé une activité industrielle".  

Un investissement risqué et assumé

Rappelons que cet été, les autorités wallonnes ont versé 50 millions d'euros dans un paradis fiscal offshore, situé aux Iles Vierges, pour garantir le lancement de l'opération. Un procédé pour le moins "atypique"... En échange, les Chinois ont accepté de payer les taxes de leurs bénéfices belges... en Belgique. "J'assume complètement cet investissement", affirme Jean-Yves Jeholet. "Les iles vierges ne sont pas une zone noire, c'est une zone grise. On avait le choix.  Beaucoup d'autres autour de moi assument cette décision". C'est le cas de la SOGEPA, qui assume aussi le risque financier du projet. "C'est clair qu'il y a une crainte", confie Renaud Witmer, Président de la SOGEPA.  "A mes yeux, Thunder Power est presque une start-up. Il y a zéro modèle qui roule, zéro modèle homologué. Tout est à faire. Donc, oui, c'est clairement risqué. Mais il faut prendre les opportunités quand elles se présentent".  

Retour des anciens travailleurs de Caterpillar?

Les anciens travailleurs de Caterpillar seront-ils prioritaires pour travailler sur ce site? "C'est une discussion qui devra avoir lieu avec les organisations syndicales", explique Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi. "On est dans un type de production qui est assez similaire à l'activité de Caterpillar. Les anciens ouvriers de Caterpillar ont des hautes qualifications et ont toutes les chances de retrouver un travail dans cette filière".

Cette signature n'est que le début d'un long processus: les partenaires doivent encore finaliser l'investissement et constituer Thunder Power Belgique. Ensuite, la construction de la chaine de production pourra commencer. La première voiture devrait être construite fin 2020.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK