La rentrée judiciaire à Namur, entre optimisme et réalisme

Le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq.
Le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq. - © Belga

"Je suis serein, mais lucide…" Ce sont les mots du procureur du Roi de Namur, Vincent Macq. L'optimisme, c'est pour l'espoir de voir évoluer le dossier du nouveau palais de justice. Le réalisme, c'est pour l'état de vétusté et d'insalubrité des locaux actuels. Mais aussi pour le cadre de magistrats qui n'est toujours pas rempli.

Faute de candidats, les offres d'emploi restent en effet vacantes. Peut-être à cause de l'image négative de la Justice renvoyée par les magistrats eux-mêmes… "Certains nous ont reproché effectivement de nous être trop plaint et que, par conséquence, il n’y ait plus de candidat. Comme quoi ce serait en partie de notre faute… ce qui prête un peu à sourire puisque je pense qu’il est important de dénoncer ce qui ne va pas. Et il y a des choses qui ne vont pas ! Par exemple quand on ferme un palais de justice, ou quand on doit travailler dans des conditions et avec des outils informatiques (datant de 2004) tout à fait indignes de 2019 ! Il y a donc toute une série de choses qui ne vont pas et sur lesquelles les magistrats continueront à émettre des revendications car on souhaite rendre un service de qualité au public. Cela dit, ceux qui nous écoutent ne doivent pas pour autant se dire qu’il faut renoncer à une carrière dans la magistrature. Honnêtement, il y a aujourd’hui des enjeux fondamentaux ! On a besoin de personnes compétentes. Peut-être doit-on changer un peu notre communication et mettre en évidence les aspects passionnants de notre mission…"

Toujours selon Vincent Macq, cité par l'Avenir, plusieurs candidats se sont manifestés pour la réalisation du futur palais. Ils ont remis leur dossier à la Régie des bâtiments. Celle-ci doit maintenant désigner celui qui remportera le marché.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK