La Région bruxelloise part à la conquête des États-Unis

La délégation bruxelloise débarque aujourd'hui au Etats-Unis pour les Brussels Days
La délégation bruxelloise débarque aujourd'hui au Etats-Unis pour les Brussels Days - © Tous droits réservés

C’est une tradition, chaque année la Région bruxelloise organise ses "Brussels Days" dans une ville étrangère. Pour cette 13ème édition, le voyage se fera outre-atlantique puisque ce sont Washington DC et New York qui ont été choisies pour accueillir la délégation d’entreprises, de créateurs et autres opérateurs touristiques emmenée par le ministre président Rudi Vervoort et la secrétaire d’État Cécile Jodogne. Du 19 au 24 mai, tous auront pour objectif commun de vanter les mérites de Bruxelles.

Audacieux, alors que Donald Trump a qualifié Bruxelles de trou à rats ou qu’un récent reportage de Fox News a fait de Molenbeek la capitale des djihadistes. Face à cela, Rudi Vervoort (PS) et Cécile Jodoigne (FDF) comptent sortir l’artillerie lourde. Mode, chocolat, il y a bien sûr quelques classiques. Mais la mission abordera aussi des thèmes plus originaux.

Les constructions passives bruxelloises, un modèle pour New York

Entreprises de construction, architectes et spécialistes de l’éco-construction sont aussi du voyage, bien décidé à créer de nouveaux partenariats sur place. New York vient en effet de lancer un programme de "Construction exemplaire" et, pour le mettre en œuvre, la ville s’est inspirée de Bruxelles. La région est en effet considérée comme précurseur en la matière puisqu'elle impose la norme passive pour toute nouvelle construction ou rénovation lourde sur son territoire.

Attirer les investisseurs américains mais aussi les touristes

C’est l’usage dans les missions de ce genre, il sera aussi question de chiffres. Hors Europe, les États-Unis sont le premier partenaire commercial de la Région bruxelloise pour ses exportations. Pour renforcer ces liens, plusieurs rencontres sont prévues entre entreprises bruxelloises et américaines. Mais l’objectif est aussi d’attirer des investisseurs américains à Bruxelles. Il s’agit donc de présenter la région comme le centre de l’Europe, le "place to be" si l’on veut pénétrer le marché européen.

Dans la même dynamique, la région va également tenter de placer Bruxelles sur la carte des touristes américains. Certains la connaissent déjà un peu puisqu’en 2017, les américains ont réservés plus de 400.000 nuitées dans la région capitale. La région voudrait faire mieux, balayer l’image négative parfois véhiculée outre atlantique.

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