La Région bruxelloise compte le plus d'élèves renvoyés de leur école: 1 enfant sur 200 est concerné

Bon nombre de ces jeunes éprouvent une grande colère et un sentiment d'injustice (illustration).
Bon nombre de ces jeunes éprouvent une grande colère et un sentiment d'injustice (illustration). - © Flikcr

L'année dernière, c'est un total de plus de 1100 élèves qui ont été exclus ou ont été empêchés de se réinscrire dans leur établissement scolaire. Certains d’entre eux restent parfois plusieurs mois sans retrouver une école.

Qui sont ces élèves ?

Ils ont des parcours très différents : certains sont en décrochage scolaire, d’autres sont victimes d’harcèlement, d’autres encore sont exclus de leur école pour avoir fait des bêtises à répétition. C’est le cas de Samy, 17 ans.

"C’est au fur et à mesure de petites conneries, des comportements que je n’étais pas supposé avoir à l’école. Mais que moi, je trouve tout à fait normal. Comme par exemple, se lever pour aller aux toilettes sans demander la permission. Après cela, ils m’ont dit qu’il était préférable que je change d’école."

Attrapé en train de fumer, Mounji (13 ans) s’est fait exclure de son internat. "Tu ne sais pas ce que tu vas faire de ta vie. On commence à déprimer, à lâcher, à se dire qu’on ne va pas y arriver, à se rabaisser. Et c’est très compliqué de se relever de cela."

"Des écorchés, avec beaucoup de colère"

En premier lieu, explique Yuli Debroux, coordinatrice de l’un des services d’accrochage scolaire bruxellois "Parenthèse", "ces jeunes expriment de la colère. Ils éprouvent un sentiment d’injustice. On accueille souvent des jeunes en crise, ce que l’on pourrait appeler des écorchés par leur parcours scolaire chaotique. On s’en occupe donc et – généralement – on les retrouve en juin reconstruits, ayant retrouvé du sens pour la suite et de la confiance en eux."

Dans les services d’accrochage scolaire, les 2/3 des jeunes ont été exclus de leur école. Ils y retrouvent parfois la motivation de continuer leurs études.

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