La qualité de l'air se dégrade-t-elle à Namur ?

Cela ressemble à une baraque à frites, mais il s'agit de mesurer la qualité de l'air ici à Namur, sur le Grognon, au bord de la Sambre.
Cela ressemble à une baraque à frites, mais il s'agit de mesurer la qualité de l'air ici à Namur, sur le Grognon, au bord de la Sambre. - © RTBF

Une campagne de mesure de la pollution atmosphérique, notamment les particules fines, démarre dans la capitale wallonne. Plusieurs stations mobiles, appartenant à l'Institut scientifique de service public (ISSEP), ont été déployées à des endroits stratégiques de la ville, à commencer par le Grognon.

Dans les années qui viennent, cette zone de confluence entre la Meuse et la Sambre, siège du Parlement wallon, va subir une profonde transformation urbanistique. A long terme, l'étude permettra de mesurer l'impact de cet aménagement sur la qualité de l'air.

Une autre station, plus discrète celle-là, a été installée rue de l'Ange, à côté d'un arrêt de bus. C'est le coeur commercial de Namur, où en principe les piétons cohabitent pacifiquement avec les voitures et les bus. L'air y est-il assez propre? Réponse dans quelques mois.

L'Agence wallonne de l'air et du climat (AWAC), qui pilote cette étude, compte aussi installer des stations aux abords de certaines écoles. L'objectif est de mesurer la pollution aux heures de pointe, au moment où les parents déposent leurs enfants.

La dernière campagne de mesures de la qualité de l'air à Namur date de 2010. Comparée aux grandes villes industrielles, comme Liège ou Charleroi, Namur s'en tirait alors plutôt bien. Mais on sait que la pression automobile augmente chaque année dans la capitale wallonne. Et la pollution atmosphérique suit probablement la même courbe.

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