La province de Hainaut devra se serrer la ceinture

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L'institution va devoir rembourser à certaines entreprises la taxe industrielle compensatoire, jugée illégale par le conseil d'Etat. Résultat: la Province cherche à faire des économies là où elle le peut. Notamment à Charleroi, où la vente de bâtiments est envisagée.

Trop de bâtiments provinciaux ne sont pas occupés à leur pleine capacité à Charleroi. Leur vente, comme celle du bâtiment Roullier, sur le site de l'UT (l'Université du Travail), pourrait ainsi renflouer quelque peu les caisses. Objectif: rationaliser et recentrer les services.  Yves Lardinois, député provincial : ''Vous allez me dire 'ce n'est qu'un one-shot !', mais non ! Ce bâtiment, on l'éclaire, on le chauffe, on l'entretient. La vente d'un bâtiment, ce n'est pas une rentrée financière uniquement sur une année, c'est une rentrée financière en fonctionnement (...) Oui, effectivement, il y aura des ventes de bâtiments."

Certaines dépenses, assez lourdes, pourraient aussi être évitées. Exemple: l'internat de l'institut paramédical "La Samaritaine" à Montignies-sur-Sambre qui, à l'inverse de l'école, est très peu fréquenté. Yves Lardinois : ''Il y a moins de 15 étudiants qui fréquentent l'internat. Pourquoi dès lors ne pas travailler en synergie avec un autre internat de la Ville ou de la Communauté française ? Car cela coûte aussi : il faut du personnel matin et soir pour les repas, des éducateurs... Il faut rationaliser ces coûts."

Autant de pistes d'économies qui, à l'échelle provinciale, devrait permettre à l'institution de garder la tête hors de l'eau. De quoi permettre aussi de ne pas toucher à l'emploi parmi le personnel, hormis les départs à la retraite non-remplacés.

 

Cédric Loriaux, Xavier Van Oppens

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