La production a été tellement abondante que certains agriculteurs ne savent plus quoi faire de leurs pommes de terre

Par rapport à l'année dernière, de 25 tonnes de pommes de terre à l'hectare, certains agriculteurs sont passés à 50 tonnes…
Par rapport à l'année dernière, de 25 tonnes de pommes de terre à l'hectare, certains agriculteurs sont passés à 50 tonnes… - © DR

Des producteurs de pommes de terre qui donnent gratuitement des kilos et des kilos de patates au bétail ou des particuliers… C'est ce que font pourtant certains agriculteurs. Les surplus étant trop importants.

Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Où les agriculteurs ne savent plus que faire de leurs stocks...

Le cœur du problème, ce sont les contrats négociés avec les usines de transformation de pommes de terre. Celles qui font des frites, de la purée.

Ces contrats sont conclus en janvier de l'année précédant les récoltes. A une période où il est totalement impossible de prédire l'avenir. Ni la météo, ni les rendements à l'hectare, ni les surfaces plantées par les producteurs. C'est une vraie partie de poker, pour reprendre les mots d’un agriculteur que nous avons rencontré.

Les racines du problème actuel ?

Le fait que les contrats ont été conclus après une très mauvaise année.

Pas mal de producteurs avaient eu du mal à honorer leur contrat avec les usines. A fournir les quantités réclamées. Ils se sont donc dit, "soyons moins ambitieux". Et promettons un tonnage de pommes de terre moins important. Tout le monde a eu cette réaction.

Mais voilà que les rendements ont explosé. De 25 tonnes de bintjes à l'hectare, certains sont passés à 50 tonnes…

Que faire avec toutes ces pommes de terre ?

La réponse est toute simple : rien ! Car les usines sont submergées d'offres. Elles ont tout ce qui leur faut.

Quant aux particuliers, ils préfèrent d'autres variétés que celles destinées à l'industrie. Ce sont plutôt des "Nicolas", des "Annabelles", des "Victorias"… que l'on retrouve dans nos assiettes.

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