La pression monte chez Caterpillar: la direction suisse menace et pose un ultimatum

Une nouvelle réunion a eu lieu jeudi chez Caterpillar dans le cadre de la procédure Renault. Les syndicats en sont ressortis assez perplexes. Selon eux, la direction américaine ne leur a pas fourni tous les chiffres. Globalement, les Américains estiment que la fermeture du site de Gosselies leur permettra d'économiser 100 millions de dollars par an.

Ce vendredi, on apprend que la pression est montée d’un cran : le donneur d'ordre de Gosselies, Caterpillar Genève, demande en effet aux travailleurs carolos de reprendre le travail.

Il faut savoir que c'est de Genève que partent les commandes et les livraisons pour les approvisionnements, c'est donc Genève qui gère les clients. Et les premiers gros soucis dans la chaîne de distribution pointent leur nez. Car, depuis septembre, le site de Gosselies a perdu définitivement le carnet de commandes pour la construction de 80 machines. Et jeudi, ce sont 65 autres machines qui ont été retirées du plan de charge.

Genève a demandé de reprendre les expéditions dès lundi et de reprendre le plus vite possible la production. Et cette demande s'accompagne également d'une forme d'ultimatum, un courrier adressé aux patrons de l'usine de Gosselies, qui précise que si la production ne reprend pas au plus vite, Caterpillar Genève pourrait tout simplement suspendre ses commandes et l'approvisionnement de pièces.

La construction de 145 machines, pelleteuses et chargeuses, a déjà été confiée à d'autres usines du groupe. Autant de travail perdu définitivement pour Gosselies. Autant de travail perdu qui va générer plus de chômage économique, d'ici à juillet 2017, date de la fermeture annoncée. Mais clairement, si Genève supprime les commandes, Gosselies va devenir plus rapidement que prévu une usine fantôme, avec des murs, des travailleurs et un carnet de commandes vide. C'est ce qui est à craindre.

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